Tout (n’)est (pas du tout) sous contrôle de Sophie Henrionnet

Bonjour à tous !

En ce moment je me prends le temps de lire des romans légers et drôles comme celui-ci, parce que je suis bien malade. Du coup, pas de prise de tête, du rire, de la bonne humeur et peu de regrets si je m’endors dessus. Vraiment, Sophie Henrionnet est parfaite lorsqu’on est crevée et nous aide à regonfler le vieux pneu qu’on est. Un grand merci aux éditions Charleston pour cette lecture.

Olympe a 38 ans, un emploi de photographe culinaire qui ne lui plaît qu’à moitié, une fille de dix ans bien plus mature qu’elle, une famille déjantée, des copines délurées et un ex-mari, Bertrand, qui l’appelle chaton. Et comble de tout, elle vient de perdre son job ! Elle supplie son meilleur ami Hugo, qui tient une agence de détectives spécialisée dans les arnaques à la sécurité sociale, aux assurances et aux entreprises, de l’embaucher. Faisant valoir son expérience de photographe, elle réussit à intégrer l’équipe de détectives à une condition : elle ne devra s’occuper que des affaires les plus simples, les planques ne nécessitant pas de filatures. Bien entendu Olympe n’est pas assez sage…
Côté coeur, ça balance entre Vincent Novak, son collègue aussi sexy que bourru, et Ben, son ami flic, ce qui n’est pas de tout repos non plus ! Mais que va-t-il se passer quand les cadavres commencent à s’accumuler et que l’on cherche à l’éliminer à son tour ?

C’est Carnet Parisien sur le bandeau couverture ! ❤ 

Décidément, en ce moment, je suis friande de chick-lit, parce que ça fait un bien fou ! Tout (n’) est (pas du tout) sous contrôle ne fait pas exception et m’a permis de passer un excellent moment. Dés les premières pages, j’ai beaucoup ris et l’auteure ne perd pas de temps avant de nous introduire Olympe et ses frasques. Quel personnage ! Elle est drôle, maîtrise parfaitement le second degré et le sarcasme, tout comme sa fille, Aglaé. Cette dernière est d’ailleurs mon personnage préféré de l’aventure, réussissant a être froide et hilarante à la fois. Mais revenons-en à Olympe. Elle nous dépeint sa vie un peu comme le Grand Budapest Hotel pour ceux qui l’ont vu. C’est complètement fou, et il vaut mieux chausser une bonne paire de baskets pour réussir à suivre ses aventures. Entre se faire pousser dans la Seine ou encore découvrir un cadavre simplement en cherchant son téléphone, elle a un niveau de malchance super élevé. On a toujours l’impression d’être la pire des boulettes ? Eh bien non, Olympe réussi à être encore pire, avec beaucoup d’humour en plus.

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Je crois que c’est ce qui m’a tant attaché à cette jeune femme. Elle ne s’apitoie jamais sur son sort. Elle perd son job ? Elle va en chercher un autre, quitte à user de chantage. Elle se fait pousser dans la Seine ? Elle en profite pour rencontrer quelqu’un. J’ai adoré ce dynamisme qui donne un rythme affolant au roman. Pourtant, elle le fait avec naturel, sans sauter partout comme dans un pré aux papillons pour autant. C’est vraiment un équilibre parfait, que je recherche dans le genre d’ailleurs, et que j’ai trouvé plus maîtrisé que dans Drôle de Karma, que j’avais trouvé parfois un peu farfelu.

« – Oh ! Moi, ce que j’en dis, hein… Il n’y a de honte que là où l’on en met. »

En plus, Olympe élève sa fille seule, même si elle s’entend encore très bien avec le père d’Aglaé. J’ai trouvé cette touche vraiment sympa, parce qu’elle démontre qu’une mère seule, bien que terriblement maladroite et tête en l’air, arrive très bien à s’en sortir. Les histoires de ses ami.e.s m’ont touchés également, comme Daphné, qui ne veut pas devenir maman, ou Natacha qui veut absolument retrouver un emploi sans savoir comment en parler à son mari. Ses femmes ne vivent pas que pour leurs enfants, et aucune n’est une mère de famille parfaite. Cela va aussi pour Brigitte, la maman d’Olympe, qui s’ennuie une fois à la retraite mais ne trouve pas d’occupation. Ou les ennuis financiers de la société de Hugo. Bref, j’y ai découvert des éléments vraiment réalistes, et le fait que la jeune femme ne passe pas son temps à courir après un homme m’a beaucoup plus.

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Tout (n’)est (pas du tout) sous contrôle est une chick-lit fraîche et drôle, comme on les aime, mais aussi très dynamique et finalement, par certains aspects, assez réaliste. Séduite par le rythme de lecture très rapide, j’ai beaucoup ris et passé un excellent moment avec Olympe et ses proches. Et je suis dans l’espoir qu’une suite puisse voir le jour, tant j’ai apprécié ce récit.

Ma chronique de Drôle de Karma

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9 réflexions sur “Tout (n’)est (pas du tout) sous contrôle de Sophie Henrionnet

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