Misery de Stephen King

Bonjour à tous !

J’ai vu le film Misery un certain nombre de fois déjà, et étant donné que pour le challenge 1 mois/1 consigne, il fallait lire un roman du grand maître de l’horreur, je me suis dis que c’était le moment de sortir le roman de ma PAL. Je m’attendais à un roman dur, mais pas comme cela…

Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l’a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d’argent, mais l’a aussi étouffé : sa mort l’a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d’Annie Wilkes, l’infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d’avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n’a pas le choix…

Puisque j’ai déjà vu le film plusieurs fois, dans ma tête Kathy Bates était Annie Wilkes, dés la première fois où elle se penche sur Paul et qu’il la voit. Sauf qu’au fil des pages, elle s’est modifiée, transformée. Elle était plus opulente, plus oppressante, plus imposante. Bref, King est capable de modifier une image dans notre esprit tant il nous embarque dans son histoire. Ce qui est intéressant, c’est que je voyais toujours Paul comme une victime. Mais non ! Dans le roman, il n’est pas ce gentil écrivain, c’est une ordure. Au début (et je précise que je ne savais pas du tout ce qui m’attendait, en fait) je me disais que c’était un peu bien fait pour lui finalement. Ce qui a très vite changé, personne ne mérite l’horreur dont il va faire les frais. Parce que ce roman est hard. Il est terrible en terme d’images violentes. J’en ai eu des hauts-le-cœur parfois. Aucun détail n’est laissé de côté et c’est 10 000x pire que dans le film. King va bien plus loin dans la folie d’Annie, le film est un jeu d’enfant à la maternelle à côté…

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L’autre aspect auquel je ne m’attendais pas et qui n’est pas du tout présent à l’écran, c’est que ce roman est une ode à la littérature, au processus d’écriture. C’est un peu une démonstration de ce que c’est que d’être écrivain de thriller, ou de livres d’horreur. Les lecteurs ont aussi une part très importante dans cette analyse, ce qu’ils attendent d’un auteur est poussé à la caricature la plus extrême, mais un auteur comme King n’est-il pas finalement coincé dans le genre, à présent ? Et s’il voulait écrire un roman contemporain, ses lecteurs fidèles ne seraient-ils pas complètement paniqués et outrés ? Il suffit de voir le débat autour de Gilles Legardinier lorsqu’il à décidé de changer d’éditeur pour changer de genre. C’est en tous cas ce que j’ai compris en lisant le roman. Puis je suis allée lire une interview de King, où il explique qu’en fait, Misery est un roman sur la cocaïne, et que Annie Wilkes est la cocaïne… Et tout prend sens ! C’est incroyable, je suis complètement bluffée.

Franchement, j’étais complètement embarquée dans l’histoire, et je ne pouvais plus la lâcher malgré l’horreur à laquelle je devais faire face. C’est un vrai page-turner, dans son ensemble. Cela dit, l’auteur pause de temps en temps l’action, notamment au début, pour partir le temps de quelques lignes, dans les souvenirs et dans l’imagination de Paul. Cela est parfois un peu frustrant. C’est nécessaire aussi, puisque c’est ce qui accentue la tension qui ne serait pas aussi constante sinon. On retrouve aussi ces éléments de souvenirs et d’imagination dans l’écriture de Paul. Régulièrement, on peut lire le texte de Misery que Paul doit écrire. D’un côté, cette histoire ne m’intéressait pas du tout, mais d’un autre, on remarque l’évolution de Paul en tant qu’écrivain aussi. Son texte devient plus sombre, comme son état physique en fait. Et on sent aussi l’influence d’Annie sur le récit, ses opinions, ses idées… C’est donc vraiment intéressant finalement, mais pas passionnant pour autant.

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Encore une fois, Stephen King propose un roman incroyablement fort et sombre. Misery est d’une violence extrême et d’une brutalité sans nom, qui touche le lecteur psychologiquement et presque physiquement tant c’est poignant. C’est d’un tout autre calibre que le film, qui semble d’un coup bien fade à côté. Wow !

Challenge 1 mois / 1 Consigne

Cold Winter Challenge

Ma chronique de Shining

Ma chronique de Dr. Sleep

Ma chronique de Dôme T.1

Ma chronique de Dôme T.2

Ma chronique d’Un tour sur le bolid’

Ma chronique de Carrie

 

14 réflexions sur “Misery de Stephen King

  1. Je crois qu’à une période, j’ai lu pratiquement tous les Stephen King sous la houlette de ma soeur aînée. Mais celui faisait partie des « high level/ tu le liras plus tard »… Je crois qu’elle a bien fait.

  2. Ouh là là, j’avais pas du tout compris cette métaphore de la cocaïne, tu m’apprends quelque chose ! Il est hyper bien ce livre, même si j’aime bien King dans des bouquins plus longs qui permettent une immersion plus impressionnante 🙂

    • Moi non plus, j’étais tellement surprise en lisant cette interview ! Bon le bouquin fait quand même 430p. Ce n’est pas le plus court de sa collection mais c’est sur que par rapport à Dome par exemple, c’est tout petit 😊

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  4. J’adore le film, mais genre vraiment beaucoup, Kathy Bates étant en plus une de mes actrices préf. Du coup, j’ai jamais trop voulu lire le livre mais là j’avoue… Tu me fais bien bien envie ! Allez hop ! Direction la whist list direct !

    • Non mais j’adorais le film avant d’avoir lu le livre, justement, Kathy Bates quoi (depuis Titanic je la sur-kiffe ^^). Mais du coup j’avoue que le Roman m’a un peu gâché le film, je suis du genre a avoir du mal a disocier les deux Oeuvres :/ J’admire les gens qui sont capables ensuite de regarder le film comme une Oeuvre a part, en faisant abstraction du Roman, mais j’en suis incapable. Si tu sais le faire, alors lis-le ! 😀

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