L’Assassin Royal : Deuxième époque de Robin Hobb

Bonjour à tous !

Plutôt que de vous faire un bazar littéraire sur les deux intégrales de la deuxième époque de l’Assassin Royal, je me suis dis que j’allais vous faire un article complet sur ce bout de la saga, que je lis toujours avec ma chérie Carnet Parisien.

Au début de ce troisième tome, quinze ans ont passé… Loin de la cour, et le cour blessé, Fitz s’est retiré dans une chaumière isolée avec son unique et fidèle ami, le loup Oeil-de-nuit. Mais des visiteurs inattendus viennent le troubler dans cette retraite Umbre, son vieux mentor, Astérie, la ménestrelle et accessoirement sa maîtresse, et le fou. Tous trois le supplient de revenir à la citadelle de Castelcerf où règne Kettriken pendant la minorité de son fils. Ce dernier, le prince Devoir, a mystérieusement disparu. En acceptant de partir à sa recherche pour le ramener au château de ses aïeux, Fitz s’engage dans de nouvelles aventures. Car le prince a été envoûté par une secte qui poursuit de sombres visées sur le royaume et menace de déclencher une terrible guerre civile. A nouveau, le bâtard, déguisé sous les habits d’un valet, est donc conduit à servir, jusqu’au péril de sa vie, des princes auxquels l’attachent les liens du sang. Et, pour faire face aux menaces qui surgissent de toutes parts, il doit se démultiplier sans jamais pouvoir trouver le repos auquel ses années de service lui donneraient pourtant droit.

D’habitude, je fais des bazars littéraires pour cet univers, mais cette seconde partie de l’Assassin Royal mérite une chronique à part entière. Après La première époque et Les aventuriers de la mer, j’étais enchantée de retrouver Fitz 15 ans plus tard, et j’avais pourtant l’impression de ne l’avoir jamais quitté. Quel plaisir de retrouver Oeil-de-Nuit et le Fou également ! Ce qui est magique avec cette saga, c’est qu’on s’attache énormément à tous les personnages, grâce à leur complexité. Mélusine vous le dira, j’aime bien critiquer notre protagoniste principal, parce que parfois… c’est un boulet. Et pourtant, je l’aime comme un frère, j’ai envie du meilleur pour lui, et pour ses amis aussi. Tous sont très humains, et chaque action à des répercussions sur l’histoire, même 20 ans plus tard, ce qui démontre à quel point Robin Hobb travaille et enrichit son univers.

« Rentrer chez soi, c’est retrouver des gens, non un lieu. Si tu retournes dans un pays d’où tout le monde a disparu, tu ne vois que cette absence. « 

L’autrice a également une imagination folle, elle nous emmène loin dans une histoire de dragons, de magies, de généalogie interraciale… et pourtant, c’est très abordable. Elle apporte toujours de nouveaux éléments avec douceur, de façon à ce que le lecteur ne se retrouve pas plongé la tête la première dans un monde qu’il ne peut pas appréhender. Je trouve d’autant plus important de souligner l’ordre chronologique de son univers, et de le lire dans le bon ordre, avec la première époque de l’Assassin Royal d’abord, puis les Aventuriers de la mer, et ensuite la deuxième époque puisque nous croisons certains personnages de Terrilville.

Cet univers est complexe et élaboré, et pourtant tellement plus accessible que Le trône de fer, par contre ! Cela est dû à l’écriture fluide, addictive, élaborée mais dénuée de lourdeur de Robin Hobb. Elle nous livre un bijou de fantasy, qui est chargé en émotion. J’ai pleuré dans plusieurs des tomes de cette deuxième partie, pour diverses raisons, et notamment rien que de l’avoir terminé. Il est difficile pour moi de quitter Fitz et le Fou, mais aussi Devoir qui est un personnage nouvellement introduit et à qui je me suis beaucoup attachée. L’aventure qu’ils vivent ensemble est pleine de rebondissement mais aussi de moments profonds, et l’équilibre est quasiment idéal.

« Reconnaître qu’on est l’auteur de son propre isolement n’y porte pas remède, mais c’est un premier pas vers la constatation que son sort n’est pas inéluctable et que le choix qu’on a fait n’est pas irrévocable. « 

Nous voilà donc au bout de la saga de l’Assassin Royal, et je pense que je relirai cette série un jour tant elle est belle, pleine d’émotion, d’action, et de réflexions intéressantes. Cela me brise le cœur de quitter Fitz à nouveau, mais ce n’est que pour mieux le retrouver plus tard, et en attendant, je suis curieuse des Cités des anciens !

Mes autres chroniques de la saga :

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