La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

Bonjour à tous !

Grâce aux éditions Charleston j’ai eu la chance de pouvoir découvrir le dernier roman de la fabuleuse Marie Vareille, et j’en suis encore toute émue. Un grand merci à eux et surtout à l’autrice pour ce coup de cœur fabuleux.

Sur le papier, Alice va très bien : célibataire parfaitement assumée, elle a une carrière en or dans la finance à New-York, un loft avec vue sur Central Park et un secret si profondément enfoui qu’elle peut presque prétendre l’avoir oublié. Certes, elle ne dort plus sans somnifères, elle collectionne les crises d’angoisse, les TOC et les névroses, mais on ne va pas en faire tout un plat. Tout le monde a ses petits secrets, non ? Mais le problème avec les petits secrets, c’est qu’ils peuvent générer de grosses complications… et si Alice est devenue experte à fuir le passé, elle est beaucoup moins douée quand il s’agit d’affronter la réalité.

C’est avec la playlist du roman sur Spotify dans les oreilles que j’écris cette chronique. Et c’est une virée en adolescence que je réalise, là. Rien que pour tous les morceaux évoqués, ce livre mérite un podium dans ma bibliothèque. En plus d’être une autrice talentueuse, Marie Vareille a d’excellents goûts musicaux. Mais non, nous ne sommes pas là pour parler d’Oasis, Blur, Joan Jett, Queen, Tina Turner, Nirvana ou des Foo Fighters, mais d’Alice Smith-Rivière. Et je l’aime de tout mon cœur. J’aime tous les personnages de ce roman avec intensité, comme s’ils étaient réels, qu’ils habitaient à Paris, que je pouvais leur envoyer un petit message tendre pour leur dire que j’ai hâte de les revoir… et ça me brise le cœur de savoir que je ne peux pas ! Quand j’ai un coup de cœur d’une telle intensité, ce n’est pas rien. J’aime tout particulièrement Alice et sa sœur Scarlett, nous apprenons à les connaître au fil des pages, à travers des extraits du journal d’Alice, de sa vie quotidienne, ou encore de mails qu’elle reçoit. J’ai beaucoup aimé la forme du roman qui alterne entre tous ces formats, ce qui fait que j’ai lu 200 pages d’une traite la première fois que je l’ai pris en main.

Direction la Playlist sur Spotify

On pourrait croire que La vie rêvée des chaussettes orphelines est un énième roman feel-good, mais c’est faux. Oui, il fait du bien, et mérite d’être dans la catégorie Feel-Good parce qu’il répare un peu, et fait beaucoup rire par moments. L’humour est très présent et si je ne souriais pas, je riais franchement. Mais il fait aussi mal. Mal à en avoir les yeux qui débordent. Il aborde des thématiques profondes telles que le deuil, la dépression, l’anxiété, le rejet familial, l’infertilité… Et Marie Vareille n’y va pas de main morte. Elle explore ces thématiques intensément, et surtout, surtout ! Elle les analyse avec beaucoup de justesse. Avec de la douceur aussi, même si certains moments sont douloureux. J’ai vécu avec ferveur les angoisses d’Alice et de Scarlett, et je ne pouvais tout simplement pas rester insensible à leur vie.

« La vie est faite de minuscules décisions. A chaque pas, chaque action, chaque choix, nous avançons un peu plus sur un chemin plutôt qu’un autre. On sait ce qu’on accepte, mais on ne sait jamais ce à quoi on renonce. La simple réponse à une question en apparence enfantine peut changer le cours d’une destinée. « 

Ce que j’ai surtout aimé, c’est que la romance ne prenne pas le dessus. Non, Alice n’a pas besoin d’un homme pour aller mieux. Ce n’est pas la clé de son bonheur. C’est peut-être l’huile qui graisse un peu la serrure pour que ça passe mieux, mais en réalité, c’est un travail qui se fait avec le temps. Elle va réussir à avancer dans la vie, grâce a de petits rien qui vont la pousser en avant. J’ai tellement aimé la profondeur de cette réflexion ! Bien sûr que l’amour est important, que les personnes comptent, et que les émotions liées aux sentiments et au désir permettent de se sentir mieux. Mais ils ne sont jamais une solution en soi. Une personne ne peut pas être une bouée de sauvetage… surtout si on ne cherche même pas à s’y accrocher et à faire l’effort de nager jusqu’au bord. C’est trop de responsabilité pour un autre petit cœur d’humain. Alice est forte, même si elle ne le sait pas toujours, et elle peut y arriver à la nage sans bouée !

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C’est avec une grande émotion que j’ai refermé ce roman parfaitement maitrisé de Marie Vareille. Je peux dire sans hésiter que c’est ma plus belle lecture Charleston de l’année, un coup de cœur incroyable que je n’oublierai pas de si tôt !

Mes chroniques des autres romans de l’autrice :

Je peux très bien me passer de toi

Ma vie, mon ex et autres calamités

Y aura-t-il trop de neige à Noël ?

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10 réflexions sur “La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

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