Une évidence d’Agnès Martin-Lugand

Bonjour à tous !

Grâce aux éditions Michel Lafon, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir le dernier roman d’Agnès Martin-Lugand. J’ai pris mon temps avant de l’ouvrir, et je ne regrette pas cette décision puisque je pense l’avoir lu au bon moment. Un grand merci à eux pour cet envoi.

Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant. Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats… Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ?

La parentalité est une thématique récurrente chez Agnès Martin-Lugand, c’est pourquoi j’ai pris mon temps avant de le lire. J’avais un peu de mal avec les relations parents-enfants au printemps, donc je me suis dis que j’allais attendre que cette sensation se tasse, et j’ai bien fait ! En effet, Reine est une maman quadragénaire d’un fils de 17 ans, et toute l’histoire tourne autour de ce duo. En réalité, Reine garde un secret très bien enfouie dans son coeur, qu’elle n’a partagé qu’avec son meilleur ami, et qui concerne donc Noé, un adolescent bien trop parfait à mon goût. Au début, j’avais du mal avec notre protagoniste principale, simplement parce que j’étais incapable de m’identifier à elle. Deux mondes nous séparent ! Pourtant, au fil des pages, elle m’a conquise. J’ai eu plus de difficultés avec un adolescent de 17 ans qui ne semble avoir aucun défaut. Désolée, mais ça n’existe que dans la tête de leurs parents. Bon, nous n’avons que le point de vue de la maman, donc cela se tient, mais j’aurai aimé plus de recul sur l’histoire, à ce niveau là.

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Je n’ai pas trouvé le secret si fou que ça. Il est injuste, oui. Mais pas au point d’en faire un drame de l’ampleur du récit. Après, c’est un ressenti très personnel évidemment. Tout le monde a un rapport individuel aux secrets et aux mensonges en fonction de l’impact qu’ils ont pu avoir sur nos vies. D’un autre côté, j’ai aimé que l’autrice nous propose une femme qui prend des décisions, et en réalité, elle l’assume pendant des années ! Je crois que c’est justement le côté très imparfait et vulnérable de Reine qui l’a rendu attachante à mes yeux. Contrairement à Noé, donc. Les autres personnages me semblaient également trop lisses, sauf Nicolas peut-être.

« J’avais véritablement un homme en face de moi. Mon fils était un homme. Je devrais désormais me le répéter quotidiennement. Est-ce que cela se passait de cette façon pour chaque mère? Est ce que un beau matin, on se réveille, on voit son enfant et on réalise qu’à partir de maintenant, c’est d’égal à égal, d’adulte à adulte? « 

J’ai aussi eu du mal avec la fin. J’aurai aimé que le roman s’arrête à un moment précis : quand Reine reçoit une lettre. Je ne dirai rien sur son contenu, mais en terminant la lecture de la lettre, je me suis dis « On pourrait juste ferme le bouquin là, ce serait bien ». Parce qu’enfin Noé est humain, enfin Reine assume son existence, enfin chacun a une place humaine. Mais en continuant son histoire, Agnès Martin-Lugand les retransforme en personnages de romans, lisses et… un peu ennuyeux. Alors que je venais de pleinement vivre leur histoire sur de nombreuses pages, en les dévorant, vraiment, j’ai eu un sentiment de « trop » sur la fin. Ce n’était pas celle que j’aurai voulu. C’est une fin qui transforme ce roman « d’excellente lecture » à « roman que je pourrais lire dans l’avion ».

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Après un départ un peu compliqué, je me suis vraiment plongée dans ce roman au point de le dévorer, malgré certains personnages trop lisses et parfaits. Puis est arrivée la fin, qui m’a déçue et me laisse un goût amer, tant j’aurai voulu qu’elle soit différente. Dommage, même si cela reste une bonne lecture malgré tout.

Mes chroniques des autres romans de l’autrice :

– Les gens heureux lisent et boivent du café

– La vie est facile, ne t’inquiète pas

– Entre mes mains, le bonheur se faufile

– À la lumière du petit matin

14 réflexions sur “Une évidence d’Agnès Martin-Lugand

    • Carrément ^^ Encore une fois, tout dépend de l’environnement dans lequel on a évolué je pense. C’est le genre de choses qui m’étonnerait TELLEMENT PAS de mes parents ahah ! Genre « Au fait, je t’ai pas dis, mais tu sais le père a Julien, le voisin ? Bah en fait c’est lui ton père et comme j’avais pas envie qu’on me casse les couilles, je me suis enfoncée dans le mensonge et c’est pour ça que je peux pas regarder ton père en face » MDR !

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