Quand on n’a que l’humour… d’Amélie Antoine

Bonjour à tous !

Si j’arrive à publier ma chronique le 4 mai, alors tout ira bien… Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman plus que poignant.

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.
C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Voici mon premier roman en partenariat avec les éditions Michel Lafon, et s’ils sont tous aussi forts, je n’ai qu’à bien me tenir. Je n’ai pas lu Fidèle au poste, qui va directement dans ma Wish-List, je découvre donc une plume fluide, agréable et travaillée. Mais surtout, poignante. Tout dans ce roman est poignant. C’est vraiment le mot adéquat, dés la première page j’ai eu l’impression d’être prise à la gorge et de n’être relâchée qu’à la dernière page tournée. Et puis cette couverture, qui correspond si bien a ces deux histoires. Bien que ce soit l’histoire commune de deux personnes, en fait. Et pourtant, elle nous rappelle qu’on ne connait jamais vraiment ceux qui nous entourent.

C’est tout d’abord l’histoire d’un humoriste, Edouard. Et c’est là que je trouve l’écriture d’Amélie Antoine particulièrement poignante. D’un chapitre à l’autre, elle alterne entre passé et présent, mais reprend toujours la dernière phrase du chapitre précédent pour commencer le nouveau, à une autre époque. Cela montre bien à quel point Edouard n’était que spectateur de sa vie, alors qu’il était acteur pour tous les autres. Quand était-il au final ? Qui était-il ? Son enfance difficile nous prend aux tripes, parce qu’elle est difficile, parce que personne n’a su soigner son âme d’enfant égaré. J’avais tant de peine pour le petit Edouard. Et j’avais tant de peine pour Edouard l’humoriste, celui qui vit derrière un masque et n’a plus personne pour qui l’enlever. Quelle tragédie, comme dirait l’autre…

Et puis c’est l’histoire de son fils. Qui va découvrir, non pas le vécu de l’humoriste, mais le vécu du père. Ce qui m’a encore plus fait de peine pour Edouard, parce que cela veut dire qu’il jouait si bien le jeu qu’il a même été capable de tromper son enfant. Ce qui est intéressant, c’est qu’alors que le père et le fils sont divisés, j’ai réussi à me sentir très proches et à me reconnaître dans les deux, ce qui rend les limites très floues. C’est personnel, mais je me suis reconnue dans ce besoin de faire plaisir à tout le monde, bien que je travaille dessus. Et je me suis aussi vue dans le ressentiment d’Arthur, tous ses reproches alors qu’on ne connait pas toute l’histoire. Et puis j’ai été très touchée par le parcours d’Arthur, finalement, cela aura suffit à conseiller ce roman à mon entourage.

En fait, ce roman me fait ressentir tant d’émotions, et me donnent en même temps envie de le décortiquer. Il devrait être au programme de l’éducation nationale ! Mais en fait, on le vit. Dés les premiers mots. Dés les premières pensées. J’ai beaucoup été touchée par l’histoire de cet humoriste, parce qu’on ne pense pas assez souvent à la personne derrière les personnages. Que ce soit des humoristes ou des acteurs. Ils ne se limitent pas qu’à leur jeu, et pourtant, on a tendance à oublier qui ils sont vraiment. On oublie qu’on ne les connait pas. D’une certaine façon, je me suis un peu sentie remise à ma place. A juste titre. Mais aussi en tant qu’enfant, et peut-être futur parent. Mais, finalement, nous ne sommes qu’humains.

Quel roman percutant ! Il m’a prise aux tripes, au cœur, dés les premiers mots et ne m’aura pas lâcher avant la fin. C’est ce qui m’a certainement conduite à le dévorer comme je l’ai fais. Amélie Antoine a un talent incontestable pour transmettre des émotions avec des personnages à la psychologie fine et travaillée. Chapeau bas, l’artiste.

P.S. Vous remarquerez peut-être que j’ai eu tellement à dire, que j’ai écris 5 paragraphe alors que je me limite toujours à 4. Eh bien, c’était absolument involontaire et traduit encore une fois l’émotion forte et la réflexion intense que ce roman à susciter chez moi.

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11 réflexions sur “Quand on n’a que l’humour… d’Amélie Antoine

  1. Tout comme toi, j’ai adoré ce roman. L’histoire était touchante et vraiment très bien écrite. Jusque là je ne connaissais pas encore la plume d’Amélie Antoine, mais je suis ravie de l’avoir découverte. 🙂

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  3. OMG mais j’avais tellement adoré Fidèle au poste, IL FAUT QUE TU LE LISES !!! J’ai reçu les épreuves de ce roman et je ne l’ai toujours pas lu, j’ai tellement honte. Mais ce sera l’une de mes prochaines lectures !

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