Avec elle, T.2 : Sans elle d’Amélie Antoine

Bonjour à tous !

Grâce à Netgalley France, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce roman auto-édité d’Amélie Antoine. Ce projet commun avec Solène Bakowski me faisait de l’œil depuis un moment, et je me suis enfin décidée à lire cette histoire. Et j’ai tellement aimé que je suis tout de suite allée demander l’autre roman dés la dernière page lue !

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

L’idée de base de ce projet un peu hors du commun est simple. Les deux autrices partagent les mêmes personnages, et un même début d’histoire. Mais tout bascule lorsque, dans Sans elle, la petite Jessica lâche la main de sa maman, et disparaît à jamais. Alors que dans Avec elle, elle grandit avec sa sœur jumelle. Je trouve cette idée géniale, et comme j’avais déjà beaucoup aimé Quand on a que l’humeur d’Amélie Antoine, j’avais envie de découvrir une autre histoire de sa plume. Je suis absolument enchantée ! Son écriture est fluide et prenante, et de temps en temps, elle fait des clins d’œil à son récit miroir. On retrouve un tableau travaillé, des mots choisis avec soin et précision, pour mettre le doigt exactement sur ce qu’elle souhaite nous dire ou nous faire comprendre. Ou ne pas nous faire comprendre, selon. Et je tiens également à souligner cette couverture magnifique qui correspond parfaitement à l’essence même du projet des deux autrices.

« On ne sait jamais ce qui se passe au sein d’un foyer, derrière les murs d’une maison semblable à des dizaines d’autres. On ne connaît jamais l’intimité, les secrets, les travers d’une famille que tous pourraient jurer ordinaire, ordinaire à pleurer. »

Alors que je m’attendais à un thriller type enquête, ce n’est pas le cas. Nous observons plutôt les membres d’une famille qui vont devoir se reconstruire sans Jessica. La fillette ne va plus jamais rentrer chez elle, et Coline, sa sœur jumelle, va devoir grandir sans elle. Regrets, reproches, secrets et mensonges, déception… Cette histoire n’a effectivement rien d’un conte de fées. Comment vivre sans une partie de soi ? Où est-elle allée ? Chacun va faire face à sa façon, l’analyse psychologique est bien détaillée, et permet d’aborder différentes thématiques. Il est question de dépression, d’anorexie, de fuite aussi. Et la question, toujours présente : à quoi ressemblerait leur vie si Jessica n’avait pas disparue ? Quel est l’élément déclencheur de l’effet papillon qui a façonné le destin de cette famille ? Nous avons la réponse, pour une fois ! J’ai déjà hâte de le découvrir.

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Comme dans Quand on n’a que l’humour, je me suis attachée à tous les personnages. J’ai eu beaucoup de peine pour Coline, et j’ai compris tous les reproches qu’elle adressait à ses parents, notamment sa mère. Il en va de même pour le père, dont j’ai compris les décisions, sans exceptions. Et d’un autre côté, j’ai aussi réussi à aimer la mère, en qui j’ai vu un membre de mon entourage. J’arrivais à comprendre son désarroi, sa fatigue et son incapacité à lâcher prise. Et puis, il y a cette fin. Amélie Antoine à le don de nous faire tomber de très haut ! Je ne m’attendais pas du tout à cela. Et pourtant, même si on pense connaître les réponses du coup, il plane tout de même un mystère sur cette conclusion. Avec le recul, j’ai l’impression que ce n’en est pas vraiment une. C’est vache !

« A-t-on conscience, lorsqu’on vit quelque chose, que ce moment se transformera en un souvenir qu’on chérira de toutes nos forces plus tard ? La plupart du temps, non. Mais parfois, tout au fond de soi, on sent que quelques instants de joie sont en train de se graver dans notre mémoire au moment même où ils se produisent, on est capables de ressentir ce processus d’enregistrement, de se dire qu’on ne les oubliera pas. »

Amélie Antoine signe là un roman perturbant mais intéressant. L’analyse de la vie de famille et de son développement après une disparition d’un enfant est menée subtilement sans transformer l’histoire en enquête. J’ai hâte de découvrir l’autre côté de ce miroir !

NetGalley

Ma chronique de Quand on n’a que l’humeur… d’Amélie Antoine

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13 réflexions sur “Avec elle, T.2 : Sans elle d’Amélie Antoine

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