Love, Simon de Becky Albertalli

Bonjour à tous !

J’étais très intriguée par la bande-annonce de Love, Simon, et lorsque je l’ai vu sur Netgalley, je me suis empressée de le demander. Un grand merci aux éditions Hachette pour l’envoi. Cela me permet également de participer à la LC du groupe de Ganou.

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

En commençant ce roman, je savais que c’était une lecture pour adolescents, et que je ne devais pas m’attendre à trop de profondeur ni d’analyse sentimentale. Souvent, ce genre de roman met l’accent sur les personnages, qui se différencient de l’adolescent lambda un peu balourd. Pas d’exception pour Love, Simon, qui nous propose une palette de personnages marginaux mais tout de même appréciés au lycée. Simon me faisait énormément pensé à mon petit frère de 15 ans, Nathan, bien qu’il ne soit pas gay. Et je dois dire que je craignais que le jeune homme ne soit défini que par son homosexualité, ce qui n’est pas le cas. Il écoute de la musique que je connais pas, il se chamaille avec ses sœurs, il garde des secrets de ses amis, c’est un adolescent comme un autre en somme. Exactement comme il devrait être, en fait. Oui, il est parfois un peu lourd, mais c’est un ado. Comme ses ami.e.s.

Léah est importante dans l’histoire, et je trouvais qu’elle mettait bien en avant ce côté un peu trop grincheux, très introvertie des jeunes de son âge. J’aurai juste aimé que l’auteure mette d’avantage en avant que c’est par un manque de moyens de communication, qu’elle ne sait pas trop comment exprimer ce qu’elle ressent. Globalement, je me suis sentie en décalage avec eux par rapport à mon âge, mais je l’ai accepté dés le départ puisque je ne suis pas la cible. Un peu comme chez John Green, en fait. J’aurai aimé que les autres personnages, comme Abby et Nick, soient encore plus développés. Mais il semblerait que ce soit le cas dans la suite, Leah à contretemps. Je ne trouve pas cette suite vraiment nécessaire cela dit, mais on verra bien. Je n’aime pas laissé les séries en suspens donc je vais peut-être me l’acheter.

« Tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le coming-out ? Pourquoi l’hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu’elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels ou autres. Je dis ça je dis rien. »

Le personnage secondaire principal est Blue, et j’ai aimé partir à sa recherche. D’ailleurs, je n’aurai jamais soupçonné la personne qui est en fait derrière ce pseudonyme, et j’ai apprécié. J’ai aimé le déroulement de cette affaire, et je trouvais intéressant que Blue ne se cache pas vraiment de son homosexualité. La romance n’est plus trop développée à la fin, c’était plutôt la quête identitaire de Simon qui est importante. Globalement, le roman se lit très rapidement, il est assez léger malgré la chute, et ne part pas trop en profondeur des sentiments des uns et des autres. Mais il est essentielle en cette période toujours bien trop trouble pour la communauté LGBTQ+, et atteindre la cible adolescente est primordiale pour permettre aux gens d’accepter tout un chacun. Je suis curieuse de voir le film, puisque j’écoute déjà en boucle Love Lies, que je vous laisse ici.

En bref, j’ai trouvé cette lecture assez chouette. Elle n’est pas trop profonde, l’écriture est habile et simple, il se lit donc très facilement. Mais il n’en reste pas moins nécessaire à notre société, bien trop judgemental encore. Je le recommande, en conseillant simplement de bien s’attendre à une lecture pour adolescents, et de se laisser porter par l’histoire qui se développe entre Simon et Blue. Et peut-être que, comme moi, vous serez surpris par le dénouement de ce jeu d’enquête auquel se livre les deux jeunes hommes.

NetGalley

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8 réflexions sur “Love, Simon de Becky Albertalli

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  2. J’ai eu le même ressenti que toi : j’ai passé un moment sympa mais pas non plus extraordinaire, j’ai bien vu que cela s’adressait aux adolescents et plus trop aux personnes de mon âge. Mais je pense que c’est nécessaire que la littérature ado aborde ces sujets, et j’ai tout de même été bien surprise par l’identité de Blue !

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