Nightingale, T.1 : Les filles du Nightingale de Donna Douglas

Bonjour à tous !

Etant donné qu’en tant que Lectrice Charleston je vais avoir la chance de lire le second tome de cette saga, je souhaitais tout de même découvrir le premier avant cela. Un grand merci à la maison d’édition pour cet envoi imprévu qui me permettra certainement de mieux comprendre la suite, ou au moins d’avoir des nouvelles de ces femmes attachantes.

Londres, 1936. Trois jeunes femmes complètement différentes deviennent apprenties infirmières dans un grand hôpital. Dora a décidé de quitter sa misérable maison bondée de la classe ouvrière pour une meilleure vie, mais également pour échapper à son détestable beau-père. Possède-t-elle ce qu’il faut pour suivre les autres filles mieux éduquées ? Helen est la plus calme des trois, une jeune femme qui évite toute sorte d’amusement. Dans l’ombre de sa toute puissante mère, administratrice de l’hôpital et de la vie de sa fille, arrivera-t-elle à trouver sa propre voie ? Millie, Lady Amelia, est une aristocrate rebelle, dont l’attitude insouciante lui vaudra de se heurter encore et encore à l’infirmière en chef, la terrifiante Sister Fox. Retournera-t-elle à la vie luxueuse pour laquelle elle est née ou gardera-t-elle courage pour continuer sa carrière ?

Je ne sais pas si je me serais tournée vers ce roman de moi-même, simplement parce que c’est un pavé ! 700 pages en poche, ce n’est vraiment pas mon genre. Je sais que c’est réducteur, mais j’ai un caractère impatient, et j’ai en général tendance à partir du principe que soit l’auteur ne sait pas où il veut en venir, soit il tourne autour du pot pour faire durer un suspens inutile. C’est odieux, je sais, mais j’avoue que Les filles du Nightingale ne me donne pas totalement tort. Ce que je veux dire par là, c’est que le roman prend son temps pour se mettre en place, et il ne se réduit pas du tout aux trois jeunes apprenties infirmières du résumé. Non, il nous parle de tous les personnages qu’elles croisent et nous livre un bout de leur vie. Au point qu’après 200 pages, je ne savais pas du tout où l’auteure voulait en venir.

Cela dit, je me suis prise au jeu. Parce que je me suis énormément attachée à Millie, Helen et Dora, d’abord. Chacune fuit quelque chose en étant présente au Nightingale, et une très belle amitié se profile. J’avais hâte d’apprendre ce que Helen cachait, je voulais savoir qui Amelia allait choisir entre un médecin et un Lord, et je souhaitais voir l’évolution de la relation horrible entre Dora et son beau-père. Mais a côté de cela, il y a Josie, sa petite sœur, pour qui me cœur se brisait, l’infirmière en chef Fox, à qui je souhaitais de réussir, et plein d’autres personnages dont je pourrais dresser la liste, mais ça ne vous apporterait pas grand chose. Il y a vraiment de nombreux protagonistes, mais je me suis attachée à beaucoup d’entre eux. Je ne doute pas qu’on puisse s’y perdre si on ne le lit pas presque d’une traite, cela dit.

Je ne vous cacherait pas que j’en ai rêvé ! Puisque j’ai dévoré 400 pages d’un coup le deuxième jour, dans mes rêves, j’étais au Nightingale avec certaines d’entre elles. C’est fou l’impact que certains destins fictifs peuvent avoir sur notre esprit. Mais l’auteure aborde de nombreux sujets, qu’évidemment, chacun garde pour soi et que le lecteur est le seul à connaître. On clôt un chapitre en jugeant Lucy, la garce de service qui ne sait que se vanter, et lorsqu’on termine le prochain, on est plein de compassion pour elle. Je trouve que ce roman pousse le lecteur a se remettre en question, à être plus humble, sans jugement sur son prochain, parce qu’on ne sait jamais qui se cache derrière le masque. Peut-être une fleur bleue, ou un psychopathe… J’admets que certaines scènes sont dures, l’East End est, après tout, le terrain de chasse de Jack L’éventreur seulement 50 ans plus tôt.

Alors que je ne m’y attendais pas, j’ai pris un énorme plaisir à cette lecture, à découvrir de nombreux destins de femmes toutes aussi fortes les unes que les autres, qui tirent leurs lourds bagages derrière elles, mais bien cachés sous une cape d’invisibilité. J’ai été très touchés par la plupart d’entre elles, d’autres m’ont un peu indignés, mais tous m’auront marqués. Malgré un récit qui prend son temps à se mettre en place, j’ai beaucoup aimé. J’ai la chance d’avoir pu enchaîner avec le second tome dans la foulée, dont je vous parlerai le mois prochain !

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10 réflexions sur “Nightingale, T.1 : Les filles du Nightingale de Donna Douglas

  1. C’est fou comme j’entends parler de ce bouquin depuis quelques jours ! Je l’ai déjà noté mais ton avis a fini de baisser les petites barrières qu’il me restait envers ce roman. C’est décidé, ça sera une de mes lectures d’été !

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