Héroïnes de Sarah Jane Stratford

Bonjour à tous !

Avec les copines Ibidouu et Mamma Piment, nous avons découvert Héroïnes de Sarah Jane Stratford, et je dois dire que c’était un peu une déception, malheureusement. Pourtant, il avait vraiment tout pour me plaire. Merci beaucoup aux éditions Belfond ainsi qu’aux filles pour cette lecture, malgré tout.

lors que la Peur rouge s’abat sur l’ensemble des États-Unis, Phoebe Adler, talentueuse scénariste, est brutalement bannie de Hollywood. La cause ? Ses supposées accointances communistes, vraisemblablement le fruit des affabulations d’un collègue jaloux. Face à la menace d’un procès inique, la jeune femme se retrouve contrainte d’abandonner sa sœur malade et d’émigrer de l’autre côté de l’Atlantique.
Mais, au lendemain de la guerre, trouver du travail dans un Londres entièrement à reconstruire n’est pas chose facile. Jusqu’au jour où le chemin de Phoebe croise celui d’Hannah Wolfson. Productrice américaine, elle-même victime de dénonciations, Hannah a décidé d’offrir son aide aux artistes blacklistés.
Ensemble, les deux femmes jurent de prendre leur revanche, non seulement sur le maccarthysme, mais aussi sur le sexisme qui règne dans les studios. Duo de choc, de talent et de charme, Phoebe et Hannah voient leurs vœux exaucés au-delà de leurs rêves… avant de réaliser que la chasse aux sorcières ne connaît pas de frontières et que leur sanctuaire anglais est loin d’être sans danger.

Je crois que j’ai commencé ce roman avec beaucoup d’attentes. En effet, il a toutes les bases pour un excellent roman féministe historique. De New-York à Londres, nous découvrons les ficelles de la chasse aux sorcières qu’ont lancé les Etats-Unis contre leurs propres citoyens communistes. Et dans une chasse de cette ampleur, peu importe que vous soyez vraiment du côté contesté de la loi ou non, la délation fait son œuvre, et vous êtes condamnés une fois sur la liste noire. J’ai beaucoup appris sur cette époque que je ne connaissais pas vraiment, ne m’y étant jamais intéressée, j’avoue.

Cela dit, j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture. Je l’ai trouvé contemplative, et je trouvais qu’il ne se passait pas grand chose. J’attendais, peut-être à tort, du féminisme. Après tout, il s’appelle Héroïnes. Ce titre a en effet deux sens. D’un côté, nous sommes dans le monde de l’audiovisuel puisque Phoebe et Hannah travaillent toutes les deux pour la télévision. Mais comme l’histoire centrale est celle de Robin des Bois, je n’ai pas vraiment retrouvé la notion d’héroïnes dans ce contexte là. Et les deux femmes sortent du lot pour l’époque peut-être, quoi que c’est surtout Hannah qui change la donne, et c’était une personne réelle en plus. Mais elles ne m’ont pas sidérées par leurs combats, finalement. Encore une fois, j’en blâme l’écriture trop peu rythmée. A mes yeux, le roman démarre réellement à 70% et c’est bien trop tard pour aborder toutes les problématiques mentionnées.

« En levant les yeux vers le jury entièrement masculin qui la toisait du haut de son estrade, elle songea qu’elle n’avait jamais été aussi peu d’humeur à plaisanter. Elle ne puisait même aucun réconfort dans l’idée que les accusées au procès des sorcières de Salem avaient affronté une situation pire encore que la sienne. Elle ne voulait pas finir en prison.

On se serait cru à la télévision, dans une fiction dont elle aurait tenté d’écrire le scénario avant de renoncer devant son absurdité. Mais tout ceci était bien réel. Un coup de marteau retentit. Le silence se fit dans la salle, et l’interrogateur la regarda droit dans les yeux. »

Au delà de ces manques que j’ai ressenti, j’ai tout de même appris beaucoup de choses. Mine de rien, ces deux femmes ont su se démarquer des autres lors d’un événement historique terrible. Je n’avais pas du tout conscience que les USA amenaient leurs longues tentacules jusqu’en Grande Bretagne où des personnes s’étaient exilées afin d’échapper à des ragots et des colportages qui pouvaient les emmener en prison. Une discrimination d’une telle ampleur m’a tout de même choqué, et même si je n’ai pas pu vraiment m’attacher aux personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, le manque d’humanité de cette période m’a vraiment interpelé. Pas si longtemps après la Seconde Guerre Mondiale, il y a quand même de quoi se remettre sérieusement en question en tant qu’être humain qui n’apprend pas de ses méfaits malheureusement. Et pour cela, ce roman restait enrichissant.

Malheureusement, je crois que j’en attendais beaucoup trop de ce roman. Les deux femmes ont fait actes de bravoure lors d’une période très difficile, mais le ton trop contemplatif ne m’a pas permise de m’attacher a elles. C’est dommage, mais j’en ai tout de même beaucoup appris sur cette période historique que je ne connaissais pas du tout.

D’autres romans chez Belfond que j’ai adoré :

18 réflexions sur “Héroïnes de Sarah Jane Stratford

  1. Sur le mccarthysme, je me rappelle surtout le film The Crucible qu’on avait travaillé en cours d’anglais ^^ C’est dommage que ce roman ne t’ait pas plu, moi aussi j’aurais eu pas mal d’attentes avec juste le résumé !

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