Kodjo de Max Annas

Bonjour à tous !

L’année dernière déjà je vous parlais d’une nouveauté de Max Annas a la même période, et quand les éditions Belfond m’ont proposé de lire cette nouvelle parution, je n’ai pas su résister. Merci à eux pour cette lecture !

Dans sa vie d’avant, au Ghana, Kodjo était un historien respecté. Puis vinrent la fuite, les routes de l’exil et ce point de chute : Berlin. Un quotidien de sans-papiers, d’invisible, à vivre de jobs infâmes, des faveurs de femmes riches, en attendant désespérément des jours meilleurs. Mais le sort n’a pas fini de l’entraîner vers le fond. Témoin du meurtre d’une prostituée blanche, Kodjo devient rapidement suspect numéro un. Qui d’autre qu’un migrant, qu’un Noir, pourrait commettre un crime aussi sordide ? Acculé, Kodjo n’est pourtant pas du genre à se laisser faire. Et c’est seul qu’il tente de remonter la piste de l’assassin.
Dans cette nuit infinie, une chasse à l’homme commence, implacable et tragique…

Bienvenue à Berlin. Et si on prenait le point de vue d’un immigré clandestin, pour faire le tour de la ville ? Original, non ? Et pourtant intéressant et angoissant à souhait. Nous rencontrons Kodjo, un homme sans papiers dans la capitale allemande. Il a plusieurs règles pour tenter de vivre en paix, qui ne sont pas simples à tenir : ne jamais croiser la police, ou alors baisser les yeux, ne jamais faire de gestes brusques, toujours rester discret et humble et surtout… ne pas courir. En plein dans l’actualité, ce roman m’a vraiment sensibilisé à cette situation dans laquelle se trouve de nombreuses personnes, que je croise au quotidien en sortant du boulot, à Bruxelles.

C’est pourtant en fuite que nous allons découvrir Berlin. Il vaut mieux avoir de bonnes baskets lorsqu’on est au mauvais endroit au mauvais moment, et qu’en plus on prend de drôles de décisions. J’ai été assez perplexe du début de l’intrigue, parce que je n’aurai jamais agit comme il l’a fait, et pour le coup, je pense que personne ne l’aurait fait. Cela manquait de crédibilité, bien que tout le reste du roman me glaçait le sang et me semblait logique. Mais cette interaction de départ lors du meurtre m’a un peu étonné et semblé simplement là pour débuter l’histoire.

« C’est ça. Un pseudo-témoin leur désigne un suspect africain et ils laissent tomber toutes les autres pistes. La minutie allemande, je en voyais pas ça comme ça.« 

En dehors de ce moment déclencheur, j’étais complètement immergée dans l’histoire. Kodjo passe une partie du roman a enquêter, ce qui permet de découvrir Berlin de jour dans une ambiance de travail, une ambiance de quotidien, une ambiance de racisme masquée et relativement discrète mais pourtant bien réelle. Puis nous découvrons la capitale de nuit, dans le parc de Hasenheide, sur le KuDam, dans les bus de nuits qui doivent ramener les gens à bon port. Dans un monde de racisme affiché, de préjugés et d’attaques que personne ne cherche à caché dans cet univers sombre et puant l’alcool. Et puis il y a la fin, qui m’a prise de court.

Aussi dynamique et captivant que son prédécesseur Enfer blanc, j’ai trouvé la situation de base un brin moins logique mais le cadre est tout aussi glaçant. Un roman d’actualité a découvrir.

Ma chronique d‘Enfer Blanc

14 réflexions sur “Kodjo de Max Annas

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