Le parfum des citronniers de Cristina Campos

Bonjour à tous !

Je reviens aujourd’hui avec un roman qui m’a malheureusement déçu. Il y a trop de choses dans le fond et la forme qui n’ont pas su me convaincre, laissez-moi vous expliquer ce que c’était. Merci tout de même aux éditions Charleston qui m’ont permis de tenter l’aventure.

2010, Majorque Marina et Anna, deux sœurs qui ont passé des années sans se voir à la suite d’un désaccord, sont réunies pour signer la vente d’un moulin dont elles viennent d’hériter de la part d’une parfaite inconnue. Tout sépare les deux femmes. Marina vient de rentrer sur leur île natale après avoir couru le monde pour Médecins sans frontières, tandis qu’ Anna, mariée à un homme qu’elle n’aime pas, n’a jamais quitté l’île. Déterminées à percer le secret qui entoure cet héritage mystérieux, les deux jeunes femmes vont tenter de rattraper le temps perdu… car du temps, Anna n’en a plus beaucoup. Et peut-être est-ce justement l’occasion de faire le point sur sa vie, ce qu’elle regrette et ce qu’elle peut encore réparer.

Le parfum des citronniers nous emmène sur l’île de Majorque à la rencontre de deux sœurs, Anna et Marina. J’ai beaucoup aimé les thématiques de fond qui sont abordées grâce à ces deux protagonistes. La maternité est un thème très central, mais il y a aussi l’amour entre sœurs qui prédomine, l’amour tout court, le respect de soi, les apparences, la recherche d’un chez-soi… Bref, de nombreux questionnements sont abordés ce que j’ai beaucoup aimé. Grâce à ses deux femmes, leurs familles et leurs amis, on a une trame assez chouette qui se met en place. Marina est notamment médecin pour MSF, elle nous emmène aussi en Ethiopie et on se rend compte de la vie difficile des gens là-bas mais aussi des médecins qui les soignent. En plus de cela, j’avais très envie de connaître le fin mot de la quête de Marina afin de savoir qui était Lola et pourquoi elle leur a légué un moulin. Malheureusement, c’est là que commencent les ennuis pour moi. Déjà, j’ai trouvé la fin de la quête bien trop précipitée et peu développée.

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Mais en plus de cela, j’ai eu un vrai soucis avec la forme. Il y a beaucoup de longueurs dans le récit, ce qui donne envie de sauter des passages entiers. En plus de cela, les chapitres sont vraiment très longs. Ils sont scindés par des astérisques, qui passent d’une période à une autre sans prévenir, ce qui m’a parfois complètement perdue. D’un coup on changeait de personnage et d’époque, et je mettais quelques paragraphes à saisir où voulait en venir l’autrice. Cela dit, je pense que j’aurai pu faire abstraction de cela sur mon avis final.

« Toujours ensemble. Travailler dans des conditions toujours extrêmes, comme chaque chose dans la vie, était plus facile en compagnie de l’amour. »

Par contre, ce qui m’a achevé, ce sont les fautes d’allemand. Je suis vraiment désolée, mais ça ne va pas du tout d’écrire sur une langue étrangère, surtout quand on connait le dernier chapitre, de faire des tableaux de traduction carrément, et d’y faire des fautes. On ne dit pas « Artz », on dit « Arzt » pour dire Médecin par exemple. Il y a des fautes de vocabulaire, de grammaire et de style. Et j’en ai dénombré quasiment à chaque fois que la langue allemande était utilisée. Pour quelqu’un comme moi, dont c’est la langue maternelle, c’est horrible à lire. Je ne dis pas qu’on ne peut pas faire de fautes (quoi que, dans un roman, c’est moyen), mais là il y en a tellement que j’étais un peu énervée.

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Malheureusement, Le parfum des citronniers n’a pas su me convaincre. Entre la forme un peu confuse, les longueurs et les fautes d’allemand, je n’ai pas réussi à me focaliser sur le fond qui a pourtant de nombreux points positifs, comme les thématiques abordées. Dommage !

Et n’oubliez pas, en période de confinement, il reste la lecture numérique ou les livres audios, disponibles à tout instant sans avoir à mettre le nez dehors !

Roman disponible en numérique chez

Cultura – Feedbooks – Fnac – Amazon

D’autres romans que j’ai adoré et qui font voyager aux éditions Charleston : 

 

24 réflexions sur “Le parfum des citronniers de Cristina Campos

  1. Dommage que ta lecture ait été une déception, en effet le fond avait l’air intéressant ! Mais je pense que je risquerai moi aussi de me perdre dans la forme vu ce que tu en dis, donc je passerai mon tour pour celui-là ^^

  2. Ah bah zut, pour le coup ça ne donne pas vraiment envie… et je l’ai dans ma PAL.
    Au niveau des fautes (je ne savais pas que l’allemand était ta langue maternelle !) je n’aurais peut-être pas relevé n’ayant jamais fait d’allemand, mais en effet c’est moyen… je ne sais pas comment ça se fait qu’il reste autant de fautes :/

    • Lances toi quand même, comme je le dis dans ma chronique, ces fautes d’allemand m’ont vachement énervé donc ça a forcément eu un impact sur ma lecture. Si on ne les comprends pas, on peut surement y prendre plaisir 🙂 Et puis mon avis n’est heureusement pas universel ahah !
      Et oui, l’allemand est ma langue maternelle, je suis d’ailleurs aller 3 ans à l’école primaire en Allemagne, puis encore une fois tout un trimestre en seconde, et j’ai travaillé 5 ans en Allemagne jusqu’à mars de cette année 🙂

    • Mais oui ! Je ne sais pas si ça s’est perdu lors de la traduction ou si c’était déjà dans le bouquin d’origine, donc je ne jette pas la pierre à la maison d’édition. Enfin, je suis déçue 😦

    • Ce n’était que des fautes d’allemand, sinon je n’ai jamais relevé de fautes de français chez Charleston non plus, mais je pense que ça vient du bouquin de base en fait, et ce sont des mots qui n’étaient pas à traduire. Enfin, j’en sais rien, mais je suis super déçue 😦

      • Je me doute, ça laisse des traces cuisantes. J’avais le même problème avec une traduction arabe dans un roman, à me faire dresser les cheveux sur la tête ! 🙂

  3. Pour les soucis de forme que tu décris… je passe mon tour, c’est le genre de choses qui m’agacent dans dans un roman surtout pour cette raisons où les chapitres « sont scindés par des astérisques, qui passent d’une période à une autre sans prévenir ».

    • Ahah c’est ma langue maternelle, je la pratique au quotidien, que ce soit à l’écrit ou à l’oral puisque j’ai travaillé 5 ans en Allemagne là, donc forcément, ça m’a frappé. Le fond est pas mal mais la forme m’a vraiment empêcher de pouvoir apprécier ce roman 😦

  4. Pingback: Bilan #70 : Avril 2020 | Sorbet-Kiwi

  5. Oh zut, il me faisait bien envie celui-là. Ceci dit je comprends, rien que pour les fautes d’allemand, ça m’agacerait aussi.
    Et puis ma wishlist Charleston déborde déjà, donc au pire, ce n’est pas bien grave !

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