Ce qui ne tue pas de Rachel Abbott

Bonjour à tous !

Avec ma copine Ibidouu, nous avons découvert le nouveau roman de Rachel Abbott, Ce qui ne tue pas. Et si j’ai beaucoup apprécié l’ambiance, j’en attendais peut-être un peu trop. Merci aux éditions Belfond pour cet envoi !

Cleo North sait qu’elle devrait se réjouir pour son petit frère Marcus. Pourtant, rien n’y fait, elle ne sent pas du tout sa nouvelle compagne, Evie, et voit d’un très mauvais œil l’influence croissante de la jeune femme sur son frère. Et puis que signifie cette propension à se blesser « accidentellement » sans arrêt ? Une manière d’attirer encore davantage l’attention de Marcus ? Comme si son pauvre frère, cet artiste si talentueux et si vulnérable, n’avait pas été déjà assez éprouvé par le décès de sa première épouse…
Un soir, un appel à la police, deux corps retrouvés dans la somptueuse demeure des North. Celui de Marcus sans vie, celui d’Evie ensanglanté. Un jeu sexuel scabreux ? Une dispute qui aurait mal tourné ?
Derrière les apparences, qui est le bourreau et qui est la victime ? À travers les voix d’Evie et de Cleo, deux visages du défunt émergent.
Pour l’agent Stephanie King commence l’enquête la plus brutale, la plus ahurissante de sa carrière.

J’avais déjà lu La disparue de Noël de l’autrice qui m’avait convaincue. J’avais aimé l’ambiance et les coups tordus des personnages. J’en attendais donc quelque chose de relativement similiare avec Ce qui ne tue pas. Dans l’ensemble, on retrouve ces éléments clés. L’ambiance est vraiment lugubre, malgré une deuxième partie quasi entièrement focalisée sur le procès. Toutefois, l’écriture nous laisse pendue aux lèvres des protagonistes, à sonder leurs esprits pour savoir qui ment, qui est sain d’esprit et qui est complètement dingue. De manière générale, nos deux protagonistes principales sont difficiles à comprendre, tout particulièrement Cléo. J’avoue que si je ne lis que peu de thrillers, c’est parce que, souvent, je n’arrive pas à m’attacher aux personnages, et clairement, je ne les ai pas aimé des masses. C’est volontaire, pour le côté lugubre. Pour dire, je m’imaginais toujours la maison dans l’obscurité, alors qu’elle a une grande baie vitrée et qu’elle devrait être toute ensoleillée en journée !

Vintage illustration eines messers

Malgré ce côté sombre, qui colle bien au genre, j’ai tout de même eu un peu de mal. En effet, j’ai lu que c’est sensé être le premier tome de la saga Stephanie King, et je suis un peu déçue. Je comprends que certaines portes restent ouvertes du coup, mais la détective n’apparait quasiment pas dans l’histoire ! Son récit n’est pas terminé, mais elle ne nous parle quasiment pas. C’est Evie qui s’adresse au lecteur a la première personne. Et malgré l’histoire un difficile de l’enquêtrice, je l’ai trouvé somme toute très basique. Stéphanie manque de personnalité et de charisme, sa vie personnelle n’est pas assez développée, et finalement, elle ne prend pas beaucoup part à l’enquête. C’est vraiment dommage.

« Désormais, ils devraient découvrir quels événements avaient précédé la mort de Mark. Était-ce un acte prémédité? Evie avait-elle été provoquée? Il n’y avait aucun moyen de le savoir pour le moment. Mais, comme l’avait fait remarquer Gus, cette maison avait été le théâtre de deux morts atroces, et tout le monde s’accorderait à dire que c’était trop. « 

En réalité, ce qui me permet de considérer un thriller comme vraiment bon, et qui est nécessaire pour que je le considère comme excellent, c’est l’effet de surprise. C’est indispensable ! Malheureusement, tout comme Nolwenn, j’ai vu la fin venir de très loin. L’autrice semble s’être concentrée sur les personnages pour nous mener en bâteau, mais il ne faut pas être Sherlock Holmes pour comprendre le lien entre eux. J’aurai vraiment aimé qu’elle développe d’avantage leurs charactères plutot que de les laisser dans l’ombre, et ne nous permette de comprendre les secrets factuels que bien plus tard. Il y a tout de même un élément de l’histoire qui aura su me surprendre, j’étais assez sûre de moi, et pourtant je me suis trompée. Cela me permet de dire qu’il y a tout de même du bon.

Vintage illustration eines messers

Malgré une ambiance lugubre bien comme il faut, et quelques éléments de surprise, je suis tout de même un peu décue de cette lecture. J’aurai voulu plus de charismes chez les personnages, plus de développement dans les histoires des gens, notamment Stéphanie King, et surtout bien plus de surprises quant au dénouement. Cela dit, dans l’ensemble, cela reste une lecture qui permet de passer un bon moment puisque je ne voyais pas le temps défiler durant ma lecture. Je crois que j’ai surtout été trop gâtée par Linwood Barclay, désolée !

Belfond

La chronique de Nolwenn

Ma chronique de La disparue de Noel

12 réflexions sur “Ce qui ne tue pas de Rachel Abbott

    • Pour celui ci j’ai été assez déçue donc je ne sais pas si je vais retenter le coup. Il y a trop d’autres bons auteurs de thrillers, et comme je n’en lis que peu, je me permets de sélectionner 😊

  1. J’avais été très déçue de « La disparue de Noël »… J’ai reçu celui-ci et je pense le lire parce que je n’aime pas rester sur une déception mais j’appréhende un peu :/

  2. Pingback: Bilan #57 : Mars 2019 | Sorbet-Kiwi

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