Le feu secret de Marie-Hélène Fasquel et Gabriel Erhart

Bonjour à tous !

L’adorable Marie-Hélène Fasquel m’a envoyé son dernier roman, co-écrit avec Gabriel Erhart, cette fois-ci une dystopie ! Et j’ai plutôt bien aimé ce récit différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Merci aux éditions Nouvelle Bibliothèque pour cette lecture.

Des quatre éléments, le feu, le plus étrange, est une force mystérieuse qui transforme les choses, les êtres. C’est cette idée, cruciale pour les alchimistes, qui porte cette histoire, hors du temps. Le feu y apparaît comme foyer des fourneaux, étincelle des barillets d’armes, rayonnement destructeur du soleil, mais aussi symbole de notre énergie vitale.
Arnaud et son fils, qui travaillent en secret dans leurs laboratoires souterrains, trouveront-ils la Pierre tant convoitée alors que conflits, jalousies et haines les entraînent dans des aventures semées d’embûches ?
Par effet de miroir, et dans un autre temps, Synésios et son fils, reclus à deux cents mètres sous terre, poursuivent une autre quête : reconquérir la Terre dévastée. A leur tour, parviendront-ils à s’évader de cette prison bétonnée et à déjouer le sort qui s’acharne contre eux ?
Et si le destin des uns dépendait de celui des autres ?
Le temps transforme le Monde mais les êtres humains ne changent pas, le plus souvent guidés et trahis par leurs émotions. Vivre ensemble, se supporter, se comprendre et s’accepter restent pour tous les hommes et pour toutes les époques, l’ultime défi.

Je vous ai déjà parlé de Marie avec ses ouvrages L’élève au cœur de sa réussite, un essai, ainsi que son recueil de nouvelles co-écrit avec avec Gabriel Erhart, La musique adoucit les mœurs. Ensemble, ils changent encore une fois de genre et nous propose cette fois-ci une dystopie assez intéressante. L’idée futuriste que le duo nous propose est crédible, et aussi quelque peu inquiétante. Les humains ont une bonne raison de vivre sous Terre, puisque celle-ci est ravagée. Pour une fois, contrairement à ce que nous propose souvent les dystopies jeunesse, ce n’est pas à cause d’une guerre, mais suite au désastre écologique auquel sont confrontés les humains. J’ai beaucoup aimé cette idée, qui me parle et m’inquiète à la fois.

Feu aperçu flamboyant

Le récit nous permet de voyager dans le temps. Nous rencontrons tout d’abord Nicolas et Arnaud. J’ai adoré ces deux personnages, leur esprit quelque peu rebelle, mais surtout très curieux. J’ai apprécié l’intelligence du fils, et le courage du père. J’ai aimé leurs façons d’aborder les questions existentielles qu’ils vont devoir se poser. Cela dit, j’ai eu plus de mal avec l’aspect moyenâgeux, parce qu’il impose la présence constante de la religion, et cela m’a gêné. C’est très personnel, évidemment, mais les prières, notamment, m’ont un peu agacés.

« Nicolas, qui avait une affection profonde pour Robert, se tenait à son chevet, Ariane à ses côtés. Anguerrant ne put s’empêcher d’être ému par ces jeunes gens, qui, dans leur amour naissant, semblaient se parler en silence comme les anges de Thomas d’Aquin. »

J’ai été bien plus intriguée et accrochée à la partie futuriste, dans laquelle nous partons en quête de réponses avec Synésios et Olos. Il y avait quelques longueurs également dans cette partie du récit, mais comme nous découvrons un tout nouvel univers, complètement inventé, c’est bien moins gênant. Petit à petit, on découvre des similarités entre les deux époques, et j’étais plus qu’intriguée où cela allait mener nos personnages. Tous intelligents et prêts à se sacrifier pour le bien commun, je me suis attachée à eux et j’espère découvrir un deuxième tome qui nous apportera encore des réponses supplémentaires !

Modèle de logo de feu

Bien que certaines longueurs dans le récit m’ont un peu gêné, je me suis attachée aux personnages et j’ai apprécié découvrir cet univers tout nouveau. J’espère que nous aurons droit à un second tome encore plus approfondi !

Aucune description de photo disponible.

Ma chronique de L’élève au cœur de sa réussite

Ma chronique de La musique adoucit les mœurs

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Une réflexion sur “Le feu secret de Marie-Hélène Fasquel et Gabriel Erhart

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