Il était Six Fois Noël : Les légendes de Noël en Alsace

Bonjour à tous !

On se retrouve pour le premier article de Noël dans le cadre du challenge Il était six fois Noël, et je me réjouis de vous voir par ici !

Pour ce premier jour, nous parlons de contes et de légendes. Alors, normalement, je devrais vous présenter un petit recueil ou une histoire signée d’un auteur, mais je vais plutôt vous parler de ma région. Paraitrait que je suis chauvine ! Vous trouvez ? Moi pas du tout, c’est juste le vin chaud qui parle à ma place pendant tout le mois de décembre. Je vous filerai une bonne recette bientôt, et vous comprendrez mieux… Bref !

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Toutes les régions ont certainement leurs légendes de Noël qui bercent les enfants. Ayant grandit dans une famille alsacienne (j’ai pu retracer mes ancêtres dans le même village sur plus de deux siècles, je crois que ça va…), j’ai été nourrit au Männele du Saint Nicolas, j’ai tremblé à l’idée de finir dans la hotte du Hans Trapp, et c’est le Christkindel qui me rapportait des clémentines et du chocolat sous le sapin. Bien sûr, je connaissais aussi le Père Noël, la société consommation a voulu ça, avec la télévision, le cinéma, et plus tard la culture britannique qui est venue se mélanger à la culture alsacienne. Du coup j’avais droit à la totale ! Chanceuse, non ?

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Le Comité Régional du Tourisme en Alsace a créé un très beau film d’animation où vous pouvez voir les 3 personnages emblématique de décembre de notre culture. Je vous le laisse là, parce qu’il est très court (tout juste une minute) et très joli à la fois.

Je frissonnais à l’idée que le Hans Trapp, un personnage qui existait réellement et qui vivait dans un château sur les hauteurs de Wissembourg, vienne me kidnapper parce que je n’étais pas sage. Je vous copie ici la légende tirée du site Noël-Alsace.

 » Autrefois, il y a de cela plusieurs siècles, au cœur de l’Alsace du nord vivait Jean de Trapp, un seigneur riche et puissant, en son château de Berwartstein. Débauché, assoiffé de pouvoir, violent, on le disait avoir pactisé avec Satan. Il n’avait de cesse que de s’en prendre à la ville de Wissembourg et à son abbaye, dont il avait réussi à s’emparer des richesses. L’impie fut sur le champ excommunié par le pape de l’époque. La population entière du pays le rejeta. Repoussé de toute part, et exclu du pays, il s’isola alors au sommet du Geisberg, aux portes de Wissembourg, trouvant gîte près de quelqu’étable ou grange ou dans les grottes des Vosges voisines.

Sa rancœur fut immense et, ruminant de terribles vengeances, il se jeta encore avec plus d’ardeur dans le satanisme, au point de rêver de chair fraîche…. Il lui vint peu à peu une incontrôlable obsession de mordre à pleines dents dans un bras, une jambe, un dos ou une cuisse humaine!…

A quelque temps de là il aperçut, non loin de la grotte où il séjournait alors, un jeune berger d’une dizaine d’années. L’horrible bonhomme se mit à baver à la vue de cette chair tendre et délicieuse. Il s’approcha sans bruit du pâtre, le transperça de sa rapière et le traîna sa dépouille jusqu’à son gîte sous un orage apocalyptique. Il le découpa en morceaux et se mit à les faire rôtir.

 Mais Dieu lui-même, qui ne pouvait rester insensible devant cette abomination, foudroya d’un geste d’un éclair vengeur le monstre cannibale et le transforma en épouvantail qui désormais hanterait nuitamment les forêts sombres et profondes des Vosges du nord à la recherche de quelque proie humaines dont l’âme ne serait pat tout à fait immaculée et qui ourdirait à la tombée de la nuit quelque mauvais coup…

Prenez garde à vous, manants et chenapans, qui ourdissez quelque complot ou larcin, de ne pas tomber au détour d’un chemin creux, la nuit sur l’épouvantable épouvantail… Vous ne vous en sortiriez pas vivant ! Mais attentions à vous aussi, innocents et purs ! Ne vous promenez jamais seuls, la nuit, dans les monts alentours, car le légendaire Hans-Trapp adore la chair fraîche et tendre ! « 

Évidemment, mon grand-père me rassurait toujours juste avant Noël en disant que j’avais été la plus sage des petites filles alsaciennes, et que j’avais donc droit à tout plein de cadeaux ! Le pauvre monsieur Hans von Trotha n’avait bien sûr rien d’aussi horrible, même s’il a failli détruire la ville de Wissembourg, et que l’église catholique et les moines de la ville ont donc décidé de salir sa mémoire à jamais.

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La Burg Berwartstein, aujourd’hui allemande, ancienne résidence du Hans Trapp

Si vous avez envie d’approfondir la thématique, je vous invite à aller visiter le site Mon Grand Est qui en parle plus longuement, et avec plus de justesse.

Mon Grand Est

Et n’oubliez pas le calendrier de l’avent chez Sorbet-Kiwi, où il y a des cartes de Noël, des marques-pages, et même un ou deux livres à gagner, tous dédicacés !

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8 réflexions sur “Il était Six Fois Noël : Les légendes de Noël en Alsace

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