Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb

Bonjour à tous !

Deuxième avis sur un roman d’Amélie Nothomb en si peu de temps, c’est un miracle ! J’avoue que pour celui-ci, j’ai eu plus de mal a écrire ma chronique. Laissez-moi vous dire pourquoi.

Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés.
Ni d’Eve ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier.

J’ai eu envie de lire ce roman après avoir terminé La nostalgie heureuse la semaine dernière, étant donné que les deux récits sont intimement liés. En effet, Amélie nous raconte ici sa relation avec Rinri, qu’elle revoit des années plus tard, ce dont elle parle dans La nostalgie heureuse. Forcément, comme je suis terriblement curieuse, je voulais savoir ce qui c’était passé entre eux. Un peu voyeuriste la fille, mais peu importe. Finalement, je sais de quoi il en retourne mais je n’ai pas trop apprécié le style d’écriture. On sent que quelques années ont passées entre les deux écrits.

J’ai retrouvé le style assez pompeux de l’autrice, qui semble vivre sur une autre planète parfois. Je sais qu’elle nous parle de ce qu’elle a vécu, mais la mise en scène me gêne souvent. Je mentirai si je disais que je n’ai pas souris a ses frasques et sa façon de vivre singulière, cela dit. J’ai eu du mal a ne pas la juger, en fait. Il est du coup difficile de mettre des mots sur ce que j’ai ressenti, parce que je n’ai pas envie de dire du mal de sa personnalité, qui est telle qu’elle est, c’est aussi simple que cela. Mais j’aurai aimé plus de nuances, ce qu’elle ne semble pas savoir faire au moment d’écrire ce roman.

« Dire à quelqu’un que c’est terminé, c’est laid et faux. Ce n’est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu’un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours. »

J’ai envie de dire que j’ai apprécié découvrir le Japon, mais comme c’est du point de vue d’Amélie Nothomb, je ne suis pas certaine que ce soit très objectif. Cela ne l’est jamais, mais pour le coup, je pense que c’est hyper subjectif. Ce qui ne rend pas la perspective moins intéressante pour autant, mais c’était différent. Au niveau de la relation amoureuse, j’ai du mal a me positionner. Je n’ai réussi a m’identifier a aucun des deux personnages, et j’ai surtout eu de la peine pour Rinri en réalité. Elle sublime un acte que je qualifie de malhonnête tout simplement.

Globalement, je peux dire que j’ai découvert le Japon d’un point de vue différent. Pour autant, je ne dirai pas que j’ai passé un bon moment, ni que j’ai su savourer cette lecture qui manquait de nuances et de remise en question pour pouvoir me plaire.

Ma chronique de La nostalgie heureuse

Ma chronique des Combustibles

Ma chronique du Voyage d’hiver

Ma chronique de Pétronille

Ma chronique de Métaphysique des tubes

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4 réflexions sur “Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb

  1. Pingback: Bilan #53 : Novembre 2018 | Sorbet-Kiwi

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