L’enfer de l’or noir de Claude Schmitt

Bonjour à tous !

Il y a deux ans, j’ai eu envie de découvrir ce roman acheté dans au musée de mon village, sans trouver le temps de le lire (comme d’habitude). Du coup, j’ai pu le sortir de ma PAL pour le challenge des douze thème, celui du mois étant « Nos régions ont du talent« .

Je pensais enfin « caser » mon fils Tom avec Lise, une charmante jeune fille engagée dans la lutte contre nos mauvaises habitudes alimentaires, lorsque celle-ci a été victime d’un empoisonneur en série. Bien qu’à la retraite après de nombreuses années au service de la nation, je me suis fait un devoir d’enquêter et je n’ai pas été déçu : une suite d’empoisonnements mortels dans une région encore marquée par l’exploitation de « l or noir » autrefois, une sombre histoire de noyade d’un gamin de trois ans, une «friche industrielle » à la réputation sulfureuse, un commandant de gendarmerie ne sachant plus où donner de la tête, un écolo végétarien aux idées généreuses, un gars du labo de la scientifique drôle et perspicace, des buveurs d’apéros à la langue bien pendue, un bel hommage à la gastronomie alsacienne et aux produits sains de nos campagnes… La résolution extrêmement difficile de l affaire m’aura cependant laissé sur ma faim…

Bien que je n’ai jamais eu Claude Schmitt en tant qu’enseignant, il était bien professeur de français dans mon collège. C’est assez drôle de découvrir une personne que l’on connaît, au moins de nom, en tant qu’auteur. Je me réjouissais de voir ma région sous un angle différents, scène de faits divers macabres. C’est un peu étrange, mais comme il ne se passe jamais rien par chez moi, cela donnait un peu de piment à mon environnement. En effet, les friches dont parle le résumé me sont très familières, et bien qu’elles ne me semblent de loin pas aussi lugubres que ce que Claude Schmitt présente, elles ont du cachet et pourraient bien servir de lieu de film. J’ai beaucoup apprécié la visite touristique qu’il propose, et j’ai même pu découvrir des endroits que je ne connaissais pas du tout ! Parfois, il y a de très jolies choses juste sous notre nez, et les découvrir en littérature est vraiment sympathique.

Un empoisonneur sévit donc dans la région, et le capitaine Scherrer compte bien le démasquer. Je me doute bien que je ne suis pas vraiment le public cible, mais je n’ai pas réussi à m’attacher au bonhomme. Pourtant, j’adhère à toutes ses valeurs ! L’auteur nous offre de nombreuses explications sur la société de surconsommation alimentaire, les composants de notre assiettes étant bien lugubres. C’est malheureux, mais bien trop vrai. Entre les fruits et légumes importés, le plastique utilisé pour les emballer, les façons inhumaines dont sont traités les employés et les conditions déplorables d’élevages des animaux et poissons, cela fait peine à voir et à savoir. Le message est clair et important, j’ai beaucoup apprécié cela. Par contre, je trouvais l’auteur trop insistant sur d’autres messages, en développant des conversations qui ne servaient pas l’intrigue. Ces digressions me semblaient inutilement lourdes, bien que les messages soient importants.

« La formulation m’a fait sourire et m’a rappelé l’ambivalence réjouissante de ce peuple qui a toujours mené une existence difficile mais a su aussi toujours rire de soi, un peuple qui en dépit de toutes les agressions dont il a été victime a su garder la tête haute, rester confiant en des jours meilleurs grâce à sa foi, à ses croyances, ses traditions, son ouverture d’esprit… »

En plus de cela, j’étais un peu gênée par les nombreux guillemets utilisés. On aurait dit que l’auteur n’arrivait pas a trouver ses mots, et les remplaçait du coup par des termes approximatifs, en les signifiants par des guillemets. C’était assez désagréable, et empêchait le texte d’être vraiment fluide. Par moments, ils signalent des expressions alsaciennes, ce qui les justifie. Mais il y en a partout, c’est terrible. Je me suis tout de même laissée porter par le récit cet après-midi, en me posant et parce que je voulais arriver au bout de l’enquête. J’avais deviné le coupable depuis plus de la moitié, mais comme toujours en polar, il faut aller au bout pour en avoir le cœur net !

Je sais déjà que je ne garderais pas un souvenir impérissable de L’enfer de l’or noir. J’ai relevé trop de défauts qui ont alourdis ma lecture. Néanmoins, j’ai trouvé très intéressant de lire une intrigue qui se passait dans mon canton ! Je reviendrais vers l’auteur si un challenge me pousse à nouveau à lire un roman régional, mais sinon, je passerais certainement mon chemin.

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