Et si on parlait BD ? #1

Bonjour à tous !

Me voilà de retour pour un nouveau type d’article. Eh oui, il faut savoir admettre quand on n’arrive plus à suivre, et surtout, quand les chroniques ne sont pas constructives. J’essaye toujours de me tenir à un schema pré-définit, une sorte de construction d’articles. Sauf que pour les BD, je perds mes mots. Je ne suis simplement pas experte en la matière. Du coup, j’ai décidé de faire comme pour les films : laissez les chroniques aux gens qui savent les écrire, et me cantonner à un humble et court avis sur les BD. Cela tombe bien, puisque c’est le mois de la BD organisé par Ludo du blog Prends un livre et détends-toi !

L’Origine du Monde de Liv Strömquist

Résumé : Une certaine partie du corps de la femme, celle que Gustave Courbet a évoqué dans son tableau L’origine du monde, a suscité et continue de susciter l’intérêt un peu trop “vif “ de certains représentants de la gent masculine. C’est ainsi que le Dr. Kellogs, l’inventeur des corn-flakes, a pu affirmer que la masturbation provoque le cancer de l’utérus et le Dr. Baker Brown a pu préconiser l’éradication de l’onanisme féminin par l’ablation du clitoris (la dernière a été pratiquée en 1948 !). Si le corps médical n’y va pas avec le dos de la cuillère, les philosophes ne sont pas en reste. Jean-Paul Sartre peut ainsi écrire “… le sexe féminin… est un appel d’être, comme d’ailleurs tous les trous”… Sous la plume acérée de Liv Strömquist, défile toute une galerie de personnages (pères de l’église et de la psychanalyse, pédagogues, sexologues) dont les théories et les diagnostics ont eu des conséquences dévastatrices sur la sexualité de la femme.

Mon avis : J’ai découvert ce roman graphique pour le Club de lectures féministes de Carnet Parisien. Je l’avais d’ailleurs acheté avec elle l’été dernier ! Mais ce n’est pas une BD qui raconte une petite histoire intéressante, non. C’est un vrai documentaire sur les discriminations des femmes, jusqu’à leurs origines. Rien que pour cela, il faut le lire. Mais en plus, le dessin est accrocheur, j’ai beaucoup aimé le petit trait de dérision qu’elle ajoute aux portraits masculins, c’est le minimum ! Et c’est vraiment bien documenté. On part surtout sur des essais suédois, mais cela n’empêche en rien Liv Stromquist de mettre le nez de Mr. Kellogg dans son caca. Soit, il n’est plus là pour le voir, mais nous, oui. Ça m’en gâche mon petit déjeuné ! Dommage que le seul vrai concurrent, ce soit Nestlé. J’irai mangé du Muesli bio, ça me fera du bien. Adieu Coco Pops ! Blague à part, un must have dans votre bibliothèque pour soutenir les droits des femmes.

Billet SVP de Killoffer

Résumé : Pour son premier album, Killoffer nous propose son style en demi-teintes et sa facette drôle et féroce. Les personnages principaux, nos amis les contrôleurs, en prennent relativement plein la casquette. Prépublié dans le Psikopat, cet album sait aussi faire preuve d’un romantisme de bon aloi et d’une indéniable profondeur métaphysique.

Mon avis : Cette BD est en fait une compilation de tranches d’humour. Chaque page ou double-page relate un épisode de la vie d’un Contrôleur de train. Et je n’ai pas du tout apprécié. Peut-être que les vrais férus de BD savent l’apprécier à sa juste valeur, mais pour ma part, je n’ai apprécié ni l’humour, ni le dessin, ni les histoires en elles-mêmes. Déjà, elles sont beaucoup trop courtes pour moi, alors qu’elles feront ainsi certainement le bonheur d’autres. Je ne vais pas m’attarder dessus, ce n’était simplement pas ma tasse de thé.

Le grand Large T.1 : Vieillir, c’est pas pour les p’tites natures de Cazaux et Soufflard

Résumé : Vieillir c’est pas pour les p’tites natures, alors que faire lorsque sa mère est malade, très malade. L’évasion ? Bonne solution, Angelo, le fils, en a ras-le-bol, il lui faut l’air du grand large ! Angelo en a assez ! Ras-le-bol de cette vie où la liberté n’existe pas, marre de voir sa mère malade se morfondre dans un hôpital, peur que « la vieille » comme il la surnomme ne claque avant d’avoir pu connaître une dernière fois la vie, la vraie, celle de la liberté. Partis sur la route, direction le grand large, Angelo et sa mère vont croiser la route d’une jeune fille aussi étrange que séduisante, Mélodie. Et puis, il y a cette histoire de meurtre, un boucher décapité. Mélodie est-elle liée à cette affaire ? Pour Angelo qui lui fait les yeux doux, l’hypothèse est impossible.

Mon avis : Le résumé me plaisait bien, c’est pourquoi j’ai choisis de lire cette BD. Sauf que ce qui n’est pas précisé, c’est la vulgarité qu’il contient. C’est tellement argotique qu’il y a des mots que je ne connaissait même pas ! Et pourtant, j’ai deux petits frères… Pourtant, l’histoire avait de quoi me plaire. Prendre sa mère par la main, lui permettre de vivre ses derniers instants libre, tomber amoureux… Mais pas avec ce langage, jeune homme ! J’aimais bien le dessin pourtant, en tous cas on s’y fait rapidement. Mais la vulgarité m’a tout gâché, vous l’aurez compris. Je ne vous le conseille que si cela ne vous dérange pas !

Le grand Large T.2 : On ne crapote pas avec l’amour de Cazaux et Soufflard

Résumé : On retrouve Angelo, qui emmène sa mère en fin de vie suite à un cancer voir la Mer du nord. Sur la route parcourue à bord de sa vieille camionnette tractant sa caravane d’un autre âge, il avait croisé Mélodie, jeune femme aux cheveux rouges, qui avait été arrêtée par la police pour avoir agressé une pauvre pharmacienne qui ne voulait pas vendre un médicament sans ordonnance, pour soulager la mère d’Angelo en pleine crise. Arriveront ils à la libérer du commissariat et pourront ils finir leur voyage avant que la mère « s’endorme »? C’est ce que nous propose les auteurs dans la suite de cette histoire succulente.

Mon avis : Ne me regardez pas comme ça, j’avais déjà la suite dans ma PAL. Vu que cela se lit très vite, je lui ai laissé une chance, j’ai soulagé ma conscience, et finalement, j’ai bien fait. Alors que j’avais eu beaucoup de mal avec le premier tome, ce second m’a d’avantage convaincu. Je l’ai trouvé moins violent, moins vulgaire. Je crois surtout que finalement, c’est la fin qui m’a touché. Je ne dis pas que je vous conseille ce diptyque, mais cela a été moins terrible qu’annoncé, en tous cas.

Raoul Taburin – Sempé

Résumé : Raoul Taburin, l’illustre marchand de cycles de Saint-Céron, cache un terrible secret : il n’a jamais réussi à tenir sur une selle. Son talent de réparateur lui vaut cependant de solides amitiés : Sauveur Bilongue, vainqueur d’une étape du Tour de France, le père Forton qui lui cédera son fonds de commerce et surtout Hervé Figougne, le célèbre photographe. Mais voilà que celui-ci demande à Raoul de poser pour lui, à vélo, sur une route bordée de précipices…

Mon avis : J’ai gardé le meilleur (mis à part L’origine du monde qui est à part) pour la fin. J’ai passé un excellent moment, tout doux, tout tendre, tout affectueux avec Raoul Taburin. Ce réparateur de bicyclettes m’a touché ! Il a un air de conte, avec sa petite morale de fin. Tout aurait pu être différent, mais  n’est-ce pas toujours le cas ? Et finalement, tout mal n’a-t-il pas un bien ? J’ai beaucoup aimé la forme également, puisque ce ne sont pas des cases, mais simplement un dessin par page, avec le texte qui l’accompagne. Comme des aquarelles commentées, ce qui est très joli. A découvrir !

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