Si on dansait… de Rachel Joyce

Bonjour à tous !

Lorsque les éditions XO m’ont proposé le nouveau roman de Rachel Joyce, Si on dansait…, je me suis empressée d’accepter. J’avais adoré Harold Fry ainsi que La lettre de Queenie, j’étais donc certaine d’apprécié celui-ci. Et je n’ai pas eu tort, c’était une découverte fabuleuse.

À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie. Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin… C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.
Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît.
C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser…

Lorsque j’ai ouvert ce roman pour la première fois, j’ai tout de suite ressentie la musique. Je me suis empressée de prendre mon téléphone et de lancer les titres qui allaient m’accompagner tout du long. J’en connaissais déjà certains, mais pour d’autres, ce fut une découverte en parallèle. Et avant que je parle d’avantage de l’histoire et des personnages, laissez-moi vous dire une chose : si vous avez l’amour des chansons, lisez-le. C’est aussi simple que cela. Je l’ai d’ailleurs tout de suite commandé pour l’offrir à une amie pour son anniversaire, qui est friande de musique classique. On en apprend tellement sur la composition d’œuvres célèbres, sur la vie des compositeurs, mais aussi de chanteurs et de groupes célèbres que c’est presque un roman d’initiation à l’harmonie.

Au delà de cette amour pour la musique, il y a un amour pour les personnages qui se met en place. J’ai ressenti une infinie tendresse pour les habitants de Unity Street. Evidemment, pour le personnage principal, tout d’abord. Frank est tellement attachant ! Il cherche à rendre tout le monde un tout petit plus heureux grâce aux vinyles, a entendre la musique intérieur des gens, pour les guider vers un avenir un peu plus tendre, même si ce n’est que le temps d’un disque. Maud m’a fait tellement de peine, elle démontre que l’on ne choisit pas de qui l’on tombe amoureux, et qu’il est très difficile de ressortir de ce ravin qui peut nous engloutir tout entier. Lisa est un peu le miroir de l’âme humaine : il est si difficile de montrer qui l’on est vraiment. Je pourrais continuer ainsi à propos de tous les personnages, mais ceux-là sont mes préférés. Avec Kit, qui m’a fait penser à mon petit frère, et pour qui j’avais une affection toute particulière du coup. L’humanité de ce roman le rend simplement plus exceptionnel encore.

« Le jazz, c’est une histoire d’espace entre les notes. C’est ce qui se passe quand vous écoutez vos silences et vos fêlures. Car c’est là que les choses arrivent, quand vous avez le courage de sauter sans filet de sécurité… »

J’ai retrouvé la plume de Rachel Joyce qui m’avait déjà tant plu dans ses deux précédents romans que j’ai pu lire. Elle nous offre une belle palette d’émotions, passant du rire aux larmes. Mais surtout, elle nous permet de ressentir. Elle est parvenue à faire vibrer mes cordes intérieures, peu importe qu’elles soient positives ou plus sombres. Surtout parce qu’à travers ses personnages travaillés, elle aborde de nombreux sujets. Et j’aime quand cela semble naturel. Cela dit, il me manquait encore un tout petit quelque chose en plus, peut-être au niveau de la structure de l’histoire, pour en faire un coup de cœur.

Si on dansait… est le troisième roman de l’autrice que je lis, et je l’ai adoré. Au point de l’acheter immédiatement pour l’offrir à une amie qui adore la musique classique. Mais l’amour de la musique est entier dans cette histoire, peu importe le genre. Et la sensibilité de Rachel Joyce m’a complètement subjugué. A lire !

la lettre qui allait changer le destin d'harold fry rachel joyce

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2 réflexions sur “Si on dansait… de Rachel Joyce

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