Mock Boys de Marie Leymarie

Bonjour à tous !

Lors de la dernière masse critique Babelio, je me suis fortement intéressée à ce roman jeunesse, et j’ai eu la chance d’être choisir pour ce titre. Je remercie donc Babelio ainsi que les éditions Syros pour cet envoi. Une lecture inhabituelle pour moi, qui m’a permise de sortir de mes sentiers battus.

MOCK / Définition:
1. Verbe : se moquer, tourner en dérision C’est ce que savent si bien faire Raoul et Baptiste, les garçons cool du lycée, drôles, à l’aise, désinvoltes. Ils ont fait le pari de sortir avec le plus de filles possible, sans se laisser prendre par l’émotion, sans jamais s’attacher. Car ils ne croient qu’en l’amitié.
2. Adjectif : faux, factice Et si la désinvolture n’était qu’une posture ? Et si leur pacte a priori indestructible était bouleversé par une rencontre ?

En commençant ce roman, je me suis demandée vers où il allait me mener. Dés le départ, j’ai senti qu’entre Raoul et moi, la relation allait être chaotique. Il est en seconde, il est arrogant, sûr de lui, et à l’aise dans son corps. Sans mentir, c’est mon petit frère tout craché ! Sauf que Raoul fait de la danse, mais peu importe. Tout cela ne pouvait être que façade, et il n’est pas toujours évident de s’imaginer dans la tête d’un adolescent au caractère aussi fort. Baptiste est plus calme, plus effacé surtout. Il ne s’est pas encore trouvé ce qui le rend extrêmement influençable, et Raoul s’en sert, bien qu’aucun des deux ne soit en mesure de s’en rendre compte. Jusqu’à l’arrivée de la nouvelle : Sandy. Repoussé par elle, Raoul va parier que Baptiste serait incapable de la séduire. Sûr de lui, il va tomber de haut. La jeune femme est sensible, compliquée et surtout très cachottière. Sa sphère privée le reste, et pour rien au monde elle ne divulguerait ce qu’il se passe chez elle. De quoi séduire tout garçon un peu trop curieux de nature, ce qu’ils sont tous les deux.

En tous cas, j’ai apprécié découvrir ces adolescents qui croquent la vie a pleine dent, parfois même sans le savoir. L’amitié, les premiers amours, et l’environnement personnel de chacun se retrouve au centre de cette histoire. Ces trois jeunes sont décortiqués et mis a nus devant le lecteur, qui est le seul à connaître leurs secrets. Et tout ce qu’ils préfèrent garder caché. Au fil des pages, nous découvrons qui ils sont derrière les apparences. Leur point commun est la danse contemporaine, qui donne une certaine poésie, une certaine musicalité à l’ensemble. Et surtout, qui permet de démontrer physiquement que leurs caractères se reflètent dans leurs gestes, et leur attitude. En couple, en solo, je trouvais dommage que leur professeur de danse ne soit pas capable de déceler cela, en fait.

« Comment dire… Dans une relation, on peut être comme deux wagons de train qui s’accrochent, puis qui se décrochent au bout d’un moment et repartent chacun de leur côté, inchangés… et on peut être aussi comme deux couleurs sur la palette d’un peintre, qui se mélangent un peu… et quand on se quitte, on ne sera plus jamais les mêmes… Tu comprends ce que je veux dire ? »

Cela dit, j’ai trouvé la fin précipité. Et peut-être un peu simple aussi. J’aurai aimé que Marie Leymarie aille d’avantage au bout de cette histoire. Je me suis sentie mise a distance sur les dernières pages. Comme si les adolescents avaient fait 1 pas en avant pour en refaire 3 en arrière, et que c’était ainsi que se terminait cette chronique de jeunes artistes parisiens. Quelle est donc la conclusion ? Je me posais plein de questions sur ce que voulait dire cette fin. Et si elle est sensée susciter un questionnement chez les adolescents, je trouve cela intéressant, mais aussi frustrant. Quelle leçon tire-t-on de la vie ? Des préjugés ? Des apparences ? C’était trop ouvert pour moi, simplement.

Marie Leymarie nous compte une histoire où de jeunes gens dansent à travers l’adolescence. Certains trop rapidement, d’autres trop doucement, parfois en rythme et parfois non, désarticulés ou parfaitement synchronisés. J’aurai simplement aimé plus de prise de position, afin de ne pas être frustrée par rapport à cette fin, trop rapide à mon goût.

Livres contre critiques

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2 réflexions sur “Mock Boys de Marie Leymarie

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