Avant que naisse la forêt de Jérôme Chantreau

Bonjour à tous !

L’été dernier, je suis allée rendre visite à mon amie Carnet Parisien, qui m’a offert ce roman. Donc déjà, un grand merci à toi ! J’ai décidé de le sortir de ma PAL dans le cadre du Spring Flower Challenge, mais je l’aurai lu de toute facon puisqu’il est également dans mon challenge perso PAL 2017 à 0.

Marié à une jolie rousse, père d’une petite fille, Albert vit paisiblement au bout du RER parisien. Un jour qu’il traîne au lit avec sa femme, il laisse le téléphone sonner. Le répondeur se déclenche : sa mère est morte.
Démuni, Albert décide de faire le point et s’enferme seul avec l’urne maternelle dans la propriété familiale de Mayenne, une grande maison cerclée de plusieurs hectares de bois. Une idée l’obsède : trouver une chanson pour la cérémonie funèbre – une chanson qui dira à tous, et mieux que n’importe quel discours, qui était cette femme sensible et indépendante.
Mais une nuit, il est réveillé par des bruits étranges. Dans l’aile ancienne du bâtiment, les murs chantent… Les échos font revenir le passé. Et puis, il y a cette légende familiale qui dit qu’un ermite erre dans la forêt. Commence alors la lente remontée des souvenirs, et avec elle, celle des secrets d’une mère que seul un fils pouvait entendre.

J’ai choisi ce roman pour entrer dans la thématique « Lire un roman de nature writing ». Je n’étais pas certaine que c’était le cas, mais après en avoir brièvement discuté avec l’auteur via Twitter, je me suis lancée. Et je trouve que cela correspond très bien. Même si l’histoire est d’avantage psychologique, je dirai en fait que c’est un roman contemporain, la nature y est centrale. Les éléments sont au coeur de l’histoire, que ce soit le vent, la terre, le feu ou l’eau. Le coté poétique de l’écriture nous donne l’impression que la forêt qui entoure Albert vit au point de nous transmettre ses odeurs, ses sensations physiques, à travers le papier. Je le lisais la fenêtre ouverte, avec l’air chaud sur ma peau, le chant des oiseaux dans mes oreilles, et je me suis sentie en harmonie avec l’histoire. Je ne regrette donc pas d’avoir attendu pour découvrir cette histoire, c’était le bon Moment, surtout qu’elle est un peu particulière. Et plus on avance dans le récit, plus on se rend compte que c’est clairement du nature writing, tant le protagoniste vit en symbiose avec son environnement.

Ce roman démontre l’amour d’un homme à sa mère. D’un homme redevenu garcon, qui se retrouve seul face au passé, et seul face à lui-même. Je n’ai pas encore connu le deuil de mes parents, et j’en suis reconnaissante. Mais j’ai tout de même ressentie la force de l’émotion, de la perte et de la tristesse. Mine de rien, je me suis attachée à cette personnalité. Etrangement, au fil des pages, je ne considérais plus Albert comme un homme a part entière, mais comme un être. Comme si seul son Esprit subsistait et qu’il était lui-même devenu un fantôme de la maison. Ou l’Ermite de la forêt.

« Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas de fantômes. Il n’y a que des souvenirs ; des fantômes à qui nous choisissons de donner vie. »

Cela dit, au bout d’un moment, je me suis tout de même demandée si Albert n’était pas devenu un peu fou. Je pense que cela vient des longueurs qui s’insinuent petit à petit dans le récit. J’avais l’impression qu’il tournait en rond plutôt qu’il avancait. Après, c’est certainement un cycle, que de se retrouver, il faut réarpenter certains chemins avant de décider par où continuer. Mais le rythme lent est assez inhabituel, et je crois que je me suis un peu lassée au bout d’un moment. En plus de cela, au fil des pages, un malaise s’est fait ressentir. Je trouvais la relation que le protagoniste commencait a entretenir avec sa mère morte assez malsain. Mais à part cette sensation de ne pas avancer dans l’histoire, les pages se tournent rapidement grâce aux chapitres courts. J’ai été surprise de la fin, je ne pensais pas que l’auteur choisirait cette issue là pour Albert, et elle me rend assez mélancolique je dois dire.

Avant que naisse la forêt est un roman très poétique et touchant, qui traite de facon singulière le deuil et le chemin vers soi-même. La forêt est ici un personnage à part entière, et le récit m’a parlé. Je l’ai clairement lu au bon moment, et même si Albert me semblait un peu fou et que les longueurs commencaient à se faire sentir, je garderai un bon souvenir de cette histoire.

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6 réflexions sur “Avant que naisse la forêt de Jérôme Chantreau

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