La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée

Bonjour à tous !

Le challenge des 12 thèmes m’a poussé à découvrir un des nombreux petits classiques qui traînent dans ma PAL depuis une éternité. Celui y est depuis si longtemps qu’il est presque jaune, je me suis dis qu’il avait donc un peu la priorité.

Une Vénus en bronze a été découverte dans la petite ville d’Ille. Cette étonnante statue, d’une étrange beauté, hante les imaginations, déchaîne les passions, alors que se préparent les noces du jeune Alphonse et de Mlle de Puygarrig. Est-elle une bienveillante représentation de la déesse de l’Amour, comme l’affirment les archéologues ? Est-elle maléfique, comme le prétendent les habitants du village ? Les curieuses inscriptions gravées sur son socle apporteront-elles une réponse aux mystérieux événements qui bouleversent la région ?

Alors que ce roman est tout petit, et s’apparente probablement à une nouvelle, il n’est pas si évident à lire. Il fait une cinquantaine de pages, et j’ai eu besoin de 45 minutes au soleil pour le découvrir. Ce n’est pas très long, mais il faut dire qu’il ne se passe pas grand chose dans l’histoire. Cela dit, lorsque je lis des classiques, je ne m’attends jamais à quelque chose d’aussi mystique que ce à quoi on a droit dans La Vénus d’Ille. Sachant que l’histoire à été écrite en 1835, elle a certainement un côté légèrement fantastique !

C’est au langage employé que l’on se rend compte de l’époque. Il y a dans ce récit un mélange des cultures espagnoles et française, puisque l’histoire se passe dans le sud-ouest de la France. Vu que l’histoire est très courte, rien n’est approfondi par contre, ce qui est assez étonnant pour la littérature classique. Finalement, tout est ouvert à l’interprétation du lecteur, surtout la fin d’ailleurs. On peut décider d’y voir quelque chose de très fantastique, ou alors comme le regard des hommes qui ont tendance à voir du surnaturel un peu partout.

« En un instant la table fut encombrée de plats et de bouteilles, et je serais certainement mort d’indigestion si j’avais goûté seulement à tout ce qu’on m’offrait. Cependant, à chaque plat que je refusais, c’étaient de nouvelles excuses. On craignait que je ne me trouvasse bien mal à Ille. Dans la province on a peu de ressources, et les Parisiens sont si difficiles ! »

Ce que je retiens principalement, c’est la façon dont l’auteur démontre cette différence entre province et capitale. Régulièrement, les habitants d’Ille s’excusent pour leur façon quelque peu désuète de vivre, certainement bien différente de Paris. C’est souligné à de nombreuses reprises, mais sans jamais être approfondi. C’est un peu dommage, puisque cela donne un air légèrement condescendant au personnage principal. De toute façon, je n’ai pas eu le temps d’en apprécier un seul, que ce soit le personnage principal ou les secondaires.

Si je suis contente d’avoir enrichie ma culture générale, je ne ressors pas non plus transie de ma lecture. Je l’ai trouvé toute en longueur bien qu’elle soit courte. Par contre, j’ai apprécié le côté légèrement fantastique qu’à l’histoire, qui a été une surprise pour moi.

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21 réflexions sur “La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée

  1. Mais euuuuh, je m’en sers souvent avec mes élèves (bon, plutôt en 2nde, mais c’est parfait pour le programme de la 4e effectivement), et c’est d’ailleurs totalement une nouvelle fantastique, avec l’incertitude de savoir si c’est surnaturel ou pas 😉
    C’est un peu particulier, mais j’aime cette ouverture inattendue sur le surnaturel justement, et ça permet un point culture antique avec les Métamorphoses d’Ovide et le thème de la statue qui prend vie. Et les statues baroques aussi, avec les drapés et tuniques flottant au vent alors que c’est en marbre. #modeprofOff
    Après, c’est vrai qu’il y a un lexique inutilement compliqué, mais c’est l’époque qui veut ça 😥
    Si t’as aimé l’aspect fantastique, je te conseille la lecture des nouvelles de Gogol 😍 ou celle de pas mal d’auteurs français de l’époque 😇

    • Aaaaah mais t’es prof ! Je savais pas ! ^^ EN 4ème, je lisais Harry Potter, sans avoir l’aisance de comprendre quoi que ce soit à ce genre de textes ^^ (Un peu de feneantise aussi surement….). Cela dit, je l’ai pas lu pour l’école 😛 C’était juste un peu Long et les classiques et moi, ca fait deux ^^ (Sauf Les Liaisons dangereuses, ou L’Odysée ❤ Enfin il y en a surement plein que j'aime mais je suis chiante dans le genre ^^).

      • J’ai passé les concours de l’enseignement, oui, et j’ai fait quelques remplacements et beaucoup de cours particuliers déjà 😇

        Je lisais aussi Harry Potter en 4e 😇 pour Mérimée, il y a quelques éditions bien faites pour en simplifier la lecture, et puis après, c’est surtout une question d’accompagnement de la lecture et de présentation de la chose. A partir du moment où ça paraît forcé et sans intérêt, c’est foutu. L’avantage d’une nouvelle comme ça, c’est que ça peut aussi évoquer pas mal de films et séries aux élèves. Ça les motive plus que Balzac en général 😂

        Je comprends ce que tu dis sur les classiques, je suis loin d’être un amateur de tout ce qu’on m’a fait lire pour les cours (et encore moins de ce qu’on m’a fait lire cette année, d’ailleurs)

      • La dernière fois que j’ai lu Balzac j’étais en 2nde donc je devrais peut être ressayer avant de juger quand même. Mais j’ai trop d’autres romans à lire pour prendre le risque en réalité…. ^^

  2. C’est clair que le style de l’époque n’est pas forcément accessible quand on n’a pas l’habitude, mais je trouve intéressant de lire des textes fantastiques du 19e siècle, comment les auteurs mettaient en oeuvre le « fantastique », comment les styles et les thèmes évoluent. Récemment j’ai relu « Le tour d’écrou » de Henry James et je me suis rendu compte combien notre époque est plus ancrée dans une certaine expression de la violence, du surnaturel, de mises en scènes plus tangibles; le fantastique dans les romans du 19e est moins palpable, plus diffus, plus évanescent. Cela dit, je me suis fixé comme objectif de lire ou relire un classique de temps en temps, dans l’idéal une fois par mois. As-tu lu « Le roman de la momie »?

    • Je suis entièrement d’accord Avec toi ! Je pense que ce qui m’a gêné, c’est le fait que ce soit si court, et que du coup je n’ai pas trouvé de vrai développement à l’histoire, mais qu’en même temps il brassait un peu du vent ^^ Je suis très difficile en classiques, c’est particulier je trouve. Il y en a que j’adore, et d’autres pù je m’ennuie profondemment. Je ne connais pas Le Roman de la momie non, ca ne me dit rien du tout ! Je n’ai d’ailleurs jamais lu Gautier bien que La morte amoureuse soit dans ma PAL.

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