Les Imaginales 2017 : le Bilan

Bonjour à tous !

Et voilà, les Imaginales sont à nouveau passé, j’aurai aimé que cela dure encore plus longtemps, mais nous avons profité au maximum de ces deux journées, quoi que courte chacune. 24h sur place, mais un maximum de plaisir !

logo Imaginales

Nous avions beaucoup de chance avec le temps, il a fait beau et les températures étaient hypers agréables. Comme l’année dernière, nous avons pu constater que le festival s’agrandit et prend de plus en plus de place. C’est très agréable, on n’a plus du tout l’impression d’être en ville, mais quelque part perdu à la campagne. Epinal n’est pas super grand, et c’est dans les Vosges, donc de base, on a déjà cette impression de liberté, mais avec les nouveaux chapiteaux, c’est encore plus chouette !

Etant donné que l’année dernière, j’avais beaucoup aimé les conférences, qui sont appelées café littéraire ou tables rondes, j’ai décidé de participer à plusieurs d’entre elles cette année. Nous en avons ratés deux que nous voulions voir, « Ils viendront vous traquer » ainsi que « Femmes fatales », malheureusement. Mais j’ai pu aller à la présentation de Gulf Stream, ce que je voulais absolument étant donné que je ne connais pas bien cette maison d’édition nantaise qui m’intéresse pourtant énormément. C’était très intéressant d’apprendre qu’à la base, la maison ne publiait qu’un catalogue d’images, et qu’une collection jeunesse est venue s’y ajouter en 2000 seulement. J’ai beaucoup aimé la façon dont Paola Grieco, l’éditrice, parlait des auteurs, notamment dans le cadre de la collection Électrogène. Ils leurs laissent un champ de liberté et d’exploration, notamment dans les mondes de l’imaginaire, mais aussi du contemporain. Cela m’a vraiment donné envie de me pencher dessus ! Ils n’achètent pas de droits à l’étranger non plus, afin de défendre la qualité de la production française, ce qui permet de sortir 15 nouveautés francophones dans la fiction par an tout de même, et d’alterner entre des auteurs déjà publiés mais aussi de laisser leur chance à des auteurs inconnus. Et la communication avec les auteurs parait essentielle à l’éditrice, parce que de cette façon, de nouvelles idées peuvent émerger. C’est par exemple ainsi qu’est née la collection de romans graphiques. Elle nous a aussi parlé du comité de lecture adolescents qui est parti d’un seul stagiaire il y a plusieurs années, et qui sont maintenant 250 adolescents. Elle envoie 1 texte a 12 d’entre eux à peu près, afin d’avoir un premier retour.  Cela donne la température pour la communication médias ensuite. Si vous souhaitez être publiés chez Gulf Stream, n’hésitez pas a envoyer votre texte s’il entre dans la ligne éditoriale, donc jeunesse, et accompagnez le d’une courte présentation. L’éditrice choisit chaque texte publié, ce sont donc forcément ses coups de cœurs qui verront le jour. Enfin, elle nous a parlé des nouveautés à paraître chez eux, il y aura notamment une nouvelle collection de one shots pour les 13-15 ans. C’était donc super intéressant, j’ai appris pleins de choses !

Le dimanche matin, nous sommes allés à une deuxième conférence, dont le thème était « Entre histoire et mythologie… à la rencontre des Celtes », où nous avons pu écouter Estelle Faye, Alain Grousset et Jean-Philippe Jaworski nous en parler. Ce dernier était super intéressant, il aurait du faire professeur d’histoire ! Et en plus, il est drôle. Il nous a parlé de l’histoire des Celtes, civilisation qui s’étend de l’Antiquitié à la fin du Moyen-Âge, il aurait pu en parler durant des heures, cela se sentait. Evidemment, les auteurs nous ont parlé de leurs livres, et des liens avec le sujet, cela va de soi. Mais ils nous ont aussi raconté des anecdotes, comme la découverte d’un canif repliable dans un cimetière celte à Bobigny il y a 10 ans, accompagné de nombreuses explications intéressantes. Il disait que ce genre de découvertes peuvent révolutionner des détails dans la littérature, qui, une fois écrite, est figée dans le temps, alors que les découvertes évoluent au fil des années. Estelle Faye disait que l’écriture du genre fantastique permet aux auteurs de s’adonner pleinement à la passion de documentation. Et Alain Grousset expliquait qu’à travers la mythologie, on fait vivre les relations humaines. Qu’à l’époque déjà, ils avaient peur de la mondialisation, notamment avec la concurrence de plus en plus forte dans le domaine viticole. Estelle Faye embrayait en précisant qu’il y a de nombreuses zones d’ombres sur ces moments historiques et que la littérature permet de jouer avec ces ombres là, et que la dramaturgie est très présente puisqu’il y avait des tensions très fortes, vu les changements de civilisations, ce qui est idéal pour un roman. Cela permet aussi de se poser la question « Et si ça s’était passé autrement ? » et de faire des variations et des uchronies. Enfin bon, ce sont les grandes lignes mais je me suis régalée !

Enfin, la dernière conférence portait sur « Blogueurs, twittos et fans de réseaux sociaux… parler de livres autrement ». Forcément, je me devais d’y aller ! Samantha Bailly et Lionel Davoust nous ont parlé de leurs blogs et chaînes YouTube/Podcasts, qui portent sur l’écriture, sur l’envers du décors de l’édition et du métier d’auteur. Un blog serait un endroit où passer un moment sympa et une chaîne YouTube rendrait l’auteur vivant, mais en aucun cas ces deux médias seraient là pour dresser un monument à l’écrivain. Pour Samantha Bailly, il y a un vrai manque a combler sur la professionnalisation des auteurs, ce qui induit leur manque de revendication dans le milieu, alors qu’ils ont tendance a être oubliés. Elle effectue un vrai travail de recherche sociologique et journalistique autour de cette position d’auteur et d’agent littéraire également. C’est finalement un travail militant. Lionel Davoust soulignait de façon très juste que de nombreuses choses sur les métiers du livre sont méconnues du grand public, mais que l’acheteur cherche à s’impliquer de plus en plus aujourd’hui, et cherche une responsabilité d’achats. Cela crée du lien entre auteur et lecteur. Et dans le monde d’aujourd’hui, on a tendance à oublier le rôle de l’auteur au début de la chaîne et celui du libraire au bout de la chaîne. Et cette interaction directe entre lecteur et écrivain par les réseaux sociaux fait autant de bien à l’un qu’à l’autre. Le paradoxe d’internet est que tout y est disponible, mais il faut savoir où le chercher. Enfin, Samantha Bailly disait qu’il y a une grosse différence entre une critique et un avis, mais qu’on est arrivé à un mélange des deux. Et qu’il est difficile de donner un avis objectif de toute façon, ce que la critique devrait faire. J’avoue que je suis sortie de cette conférence un peu frustrée. Je m’attendais certainement à autre chose. C’était intéressant, mais finalement, on n’a pas parlé des blogs de façon générale, surtout de ceux des auteurs. Dommage.

Evidemment, je suis allée sur le stand des éditions du Chat Noir, que j’aime beaucoup et où je m’achète un livre tous les ans. Je souhaitais acheter celui de Marianne Stern, Scents of Orient, ce que j’ai fais, mais l’auteure était déjà partie malheureusement. J’en ai profité pour faire dédicacer mon exemplaire de Tragic Circus par les deux auteurs que vous voyez sur la photo. Je n’ai pas trop pu discuter avec Cécile Guillot, mais j’ai eu une belle conversation avec Mathieu Guibé. Il m’a notamment expliqué leur système d’écriture à deux mains : Cécile Guillot a d’abord écrit la moitié, puis il est repassé derrière, et la même chose pour la seconde moitié. Il n’était pas prévu que Mathieu co-écrive le roman au départ, mais ça c’est terminé de cette façon. Et sur leur stand, il y avait aussi la dessinatrice du tome 4 des Outrepasseurs, Marcela Bolivar, qui m’a dédicacé mon ouvrage, mais c’est une toute petite signature dans un coin de page. Je trouvais dommage que ce ne soit pas au moins une petite illustration.

Comme il y a deux ans, j’ai rencontré Jeanne-A-Débats pour faire signer mon tome d’Alouettes. Elle m’a dit que le tome 3 devrait paraître fin 2017, en novembre si tout va bien. Sa deadline d’écriture est fin juin, et il devrait plaire aux archivistes, comme moi !

Enfin, je suis passée par chez Cindy Van Wilder, comme toujours aux Imaginales, pour faire dédicacer mes tomes 3 et 4 des Outrepasseurs, et pour m’acheter Memorex. Elle est toujours aussi gentille, c’est un plaisir d’aller la voir ! Je n’avais pas eu le courage d’attendre 2h à Paris, et j’ai bien fais, puisque j’ai pu passer sans file d’attente ici. Elle m’a raconté qu’elle s’est lancée dans l’écriture d’un roman du genre contemporain qui sort à la rentrée chez Scrineo ! Il devrait être feel-good, mais tout de même émouvant, puisqu’il nous parle de l’apparence physique. Elle voulait passer à autre chose après les Outrepasseurs, y mettre un terme avec le quatrième tome pour élargir ses horizons, ce qu’on peut totalement comprendre.

Enfin, nous sommes passés par l’exposition sur Mars, intitulée Sciences et Fiction, avec des maquettes et la présence d’une véritable pierre de la planète Mars. J’ai trouvé les maquettes vraiment bien faites, et j’ai halluciné en voyant le plus grand volcan du système solaire, le Olympus Mons, et les explications autour de celui-ci. C’était court mais intéressant comme tout !

Et vous ? Étiez-vous aux Imaginales cette année ? Qu’en avez-vous pensé ?

Publicités

8 réflexions sur “Les Imaginales 2017 : le Bilan

  1. Pingback: Nouveauté du mois #37 | Sorbet-Kiwi

Et si vous nous donniez votre avis ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s