Metropol T.1 : Corps-à-Corps de Martin Holmen

Bonjour à tous !

Je pense que de manière générale je suis assez bon public. J’ai tendance à aimer quasiment tout ce que je lis, ce qui rend mes déceptions assez amères. Pour une fois, mon avis est très mitigé. Dommage, parce que c’était un cadeau de mon amie Carnet Parisien.

Même s’il ne monte plus sur le ring, l’ex-champion de boxe Harry Kvist se sert toujours de ses poings. Pour gagner sa vie, d’abord, grâce à sa petite officine de recouvrement de créances.
Et pour survivre, tout simplement. Survivre dans le Stockholm des années 1930, où la Grande Dépression est aussi rigoureuse que l’hiver. Tout juste trouve-t-il quelque réconfort dans le sexe, avec des femmes ou des hommes de passage. Lorsqu’il est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, Kvist va devoir naviguer entre les bas-fonds et les beaux quartiers, les bars clandestins et les bordels, pour retrouver la seule personne qui puisse l’aider à prouver son innocence.

Ce roman est très intéressant et en même temps, d’un ennui profond. C’est étrange, dit comme ça, mais c’est ce que j’ai ressenti. Je lui ai trouvé deux points vraiment positifs. D’une part, le personnage est approfondi. On apprend à le connaître tout doucement, et si au départ il me semblait antipathique, j’ai appris à l’apprécier en fait. J’aurai juste préféré que le roman soit rédigé à la troisième personne du singulier plutôt que l’utilisation du « je ». Finalement, ses états d’âmes ne m’ont pas plus passionnants que cela.

Ce qui est vraiment positif, et qui fait toute la singularité du livre, c’est le cadre. On se situe dans le Stockholm des années 1930, avec la montée du nazisme jusqu’en Suède. C’est vraiment détaillé, sans nous perdre pour autant, et dans la folle course-poursuite de Kvist, on a l’impression de courir nous même les rues de la ville. C’est sombre, c’est sale, et en même temps on en apprend autant sur la position de la Bourgeoisie que des pauvres. La Suède profite de nombreux stéréotypes, et l’auteur les démonte, du moins pour cette période là. Je ne savais pas que l’alcool était prohibé, que la drogue était si présente, tout comme la prostitution. Cela reste une capitale finalement… Mais surtout, que le nazisme avait fait son bout de chemin jusque là-bas. Vraiment, on sent les trois ans de recherches de l’auteur, qui est professeur d’histoire.

Mais voila, il se trouve que l’histoire ne m’a pas emballé. C’est assez plat et l’intrigue n’a rien d’impressionnante ou d’exceptionnelle. Ça m’a fait penser aux films policiers allemands qui passent à la télé. La fin m’a laissé perplexe, parce qu’on se rend compte en une page, une conversation, des tenants et aboutissants de l’intrigue, sans qu’à aucun moment ce ne soit même juste esquissé ! Pour moi c’était juste la recherche d’un témoin, avec une peinture impressionnante de l’époque. Finalement, c’était beaucoup plus compliqué, sans que ce soit développé. Dommage. Je me demande vraiment ce que l’auteur va nous raconter dans le deuxième tome, et j’espère que son sens de l’intrigue se sera développé.

Je reste donc sur une impression assez dérangeante, à cause de la fin, qui semble posée là comme un cheveux sur la soupe. Si je me suis ennuyée durant ma lecture, j’ai tout de même été impressionnée par le talent descriptif de l’auteur. Du coup, je le verrais d’avantage dans le roman historique que dans le thriller. Merci tout de même à toi, Mélu, pour ce cadeau, qui m’aura au moins instruite !

Publicités

10 réflexions sur “Metropol T.1 : Corps-à-Corps de Martin Holmen

  1. Pingback: Challenge : 1 mois/1 consigne 2017 | Sorbet-Kiwi

  2. Pingback: Bilan #33 : Mars 2017 | Sorbet-Kiwi

  3. Pingback: C’est lundi, que lisez-vous ? #14 | Sorbet-Kiwi

  4. Pingback: IMM #106 : 12 au 18 Décembre 2016 | Sorbet-Kiwi

Et si vous nous donniez votre avis ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s