Tu verras quand tu m’aimeras de Laura Srebot

Bonjour à tous !

Je précise d’emblée que si vous souhaitez lire une chronique objective, ce n’est pas la peine de rester, elle ne le sera absolument pas. Je m’expliquerais. En tous cas, c’est une autobiographie peu intéressante dans sa globalité. Pour moi, elle est personnelle. Je vous explique pourquoi après le résumé !

Dans un style franc et spontané, Laura SREBOT égrène ses souvenirs de l’école primaire, puis du collège. Elle parvient à capter les menus détails qui marquent la transformation de la petite fille en jeune femme. C’est l’âge de toutes les découvertes, des amitiés fusionnelles et des premiers émois amoureux. Au fil des classes, cette bonne élève pleine de curiosité et d’entrain apprend à se connaître en se confrontant aux autres. Une bonne partie de son temps libre est consacrée au sport – passion transmise par son père – ou encore à la danse et au théâtre. D’un tempérament bien trempé, elle se décrit comme « rebelle » et « déterminée » toujours en train de questionner l’autorité des adultes. Fleur bleue et romantique comme sa mère, elle tombe souvent amoureuse. D’abord subjuguée par Samuel, de quelques années son aîné, elle s’entiche ensuite du beau Gustave, puis de Hugo, un cancre menteur qui la fait souffrir. Avec une pointe de nostalgie, elle se remémore également ses nombreux voyages en famille, en Crète, en Slovénie, sur l’île de la Réunion, ou dans un chalet alpin.

Je commence peut-être par dire que ce texte de 32 pages coûte 7€. Je trouve que c’est assez effarant, pour être honnête. Vous allez me demander pourquoi je l’ai acheté ? Parce que je suis mentionnée ! Présentée comme une passionnée de livres, qui aime se teindre les cheveux régulièrement, et qui veut se marier et avoir un bébé a 30 ans. En soi, c’est la vérité, je ne vous le cache pas. Je me demande juste ce que ça vient faire là. D’ailleurs, ça m’a même fait plaisir, puisqu’il est dit que mon petit frère m’admire ! Eh oui, mon petit frère, c’est Hugo, le cancre menteur… Vous allez vous dire que je l’affiche, vu qu’elle a changé son nom. Mais en même temps, dans un village de 600 personnes, je me demande combien ont 15 ans, une mobylette, les cheveux blonds comme le blé, une cicatrice à la jambe suite à un accident (qui a eu lieu dans le village…). Enfin bref, je l’ai acheté parce que je voulais savoir ce qu’elle pouvait bien avoir dire sur sa relation avec mon petit frère.

Je ne suis pas dans la tête de cette jeune fille, je ne souhaite pas la juger. Mais c’est assez difficile quand celle-ci dresse un portrait pareil de sa famille. Il n’est pas mauvais, attention ! C’est juste que ce n’est pas très… vrai. Passons, je ne sais pas qui lui a raconté quoi. Ce qui me choque, c’est qu’elle se dépeint comme la seule l’ayant protégé, ayant toujours cru en lui, alors que nous avons des témoignages qu’elle le harcelait à l’école, et il n’était d’ailleurs pas sa seule victime. Encore, c’était à l’école primaire. Bon. Mais cela continue. Elle dit qu’elle était la seule à s’intéresser à lui. Sauf qu’à aucun moment elle ne se met à sa place, cherche à comprendre son comportement ! « Incompréhensible », qu’il porte toujours cette sacoche autour de son cou. Que c’est le premier cadeau qu’il a reçu de mon copain et que cet objet à une grande importance sentimentale ? Visiblement, on s’en…. fiche. Pourquoi il était turbulent à l’école ? Qu’il a écrit un poème à sa maîtresse à la fin du CM2 pour s’excuser de son comportement ? Dans quel cadre familial il vit ? Encore une fois, ça ne semble pas l’intéresser beaucoup.

Un soir, nos parents avaient préparé une pierrade de viande. Il aimait la viande et la mangeait avec énormément de ketchup. Quand il en avait tout autour de la bouche, il ressemblait à un vampire; mon beau vampire… 

En soi, qu’elle raconte ses vacances, et qu’elle écrive un livre sur sa vie, alors qu’elle a 15 ans, c’est son choix, et ça m’est égal. C’est l’écriture d’une jeune fille de cet âge là, sans grande qualité, mais ce n’est pas non plus mauvais. C’est parfois niais, mais c’est de son âge. Je trouve simplement qu’elle se décrit comme quelqu’un de très sensible aux autres, alors qu’elle démontre par ses mots l’inverse. Je le prends personnellement, oui. Parce que ça me touche, oui. Mais en même temps, on ne peut pas trop me le reprocher, surtout une personne aussi peu humble. Cela dit, je ne trouve pas du tout qu’elle « parvient à capter les menus détails qui marquent la transformation de la petite fille en jeune femme ». En tous cas, je ne l’ai pas ressenti comme cela, et c’était déjà avant de lire la partie sur mon frère. Finalement, c’est la fin qui m’a le plus choqué. Elle dit qu’il s’est effondré comme un chateau de carte le jour où elle l’a repoussé… La réponse de l’intéressé ? « Effondré, mon cul oui ! ». Au moins il faut lui laisser cela, elle a bien su comprendre que Hugo manque de tact !

Bon, ce n’est pas vraiment une chronique de ce petit texte, j’admets. C’est plutôt un coup de gueule personnel. Mais je suis dans mon droit, non ? Elle parle bien de moi sans jamais m’avoir demandé mon avis, alors je vais me prendre la liberté de faire de même. Allez, quand a 15 ans on a déjà fait le tour du monde tant on est gâtée, on ne peut pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête d’un gamin qui a vécu autant de difficultés que mon frère. Oups, j’en ai dit de trop…

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6 réflexions sur “Tu verras quand tu m’aimeras de Laura Srebot

  1. Je t’avoue que je ne sais pas quoi dire. Je ne connaissais pas ce livre mais je comprends que ça te touche que ce soit pour toi ou ton frère. Je te souhaite bon courage!
    Gros bisous!

  2. Mais…. C’est scandaleux !!!!! Mais… Je ne sais même pas quoi dire !!!!! Elle se prend pour qui ??
    On devrais l’afficher sur la place public ! Mon dieu que les gens peuvent être malhonnête 😦

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