La dame de Kyoto de Eric Le Nabour

Bonjour à tous !

Voici une lecture poche qui paraît aujourd’hui aux éditions Charleston. Si j’avais déjà entendu parler de l’auteur, qui a une sacré bibliographie, je n’avais jamais eu l’occasion de lire un de ses romans, un grand merci à Charleston pour m’avoir permis cela.

Kyoto, 1904. Depuis l’assassinat de ses parents, riches industriels de la soie, Myako Matsuka subit la tutelle de son frère Naoki. Lorsque celui-ci part pour le front de la guerre russo-japonaise, elle doit gérer seule l’entreprise familiale. Myako découvre alors avec horreur les conditions de travail des ouvrières et n’hésite pas à transgresser les consignes de son frère, révélant un tempérament fier et indépendant. Mais l’amour trouble qu’elle porte à un diplomate anglais, Allan Pearson, de même que l’intrusion dans sa vie d’un jeune Français passionné d’estampes, Martin Fallières, vont brouiller les cartes. Torturée par le mystère de la mort de ses parents, déchirée entre ses instincts amoureux, ses responsabilités professionnelles et la fi délité qu’elle doit à sa famille, Myako va devoir choisir. Des choix douloureux qui feront éclater une vérité non moins tragique sur son passé et orienteront son avenir dans un sens bien différent de celui qu’elle envisageait.

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Ce roman m’a permis de découvrir plusieurs choses. D’une part, le style de l’auteur, qui est très fluide et permet une lecture rapide du roman. On est plongé dans l’intrigue assez rapidement, on rencontre tous les personnages, et l’immersion est totale. J’ai également découvert une nouvelle époque de la culture nippone sur laquelle je ne m’étais jamais penchée : le début du XXème siècle. Moi qui connaît un peu l’époque médiévale et un peu l’époque moderne, j’ai pu avoir un point de vue fictif sur cette ère là. Par moment, pourtant, je n’avais pas l’impression d’être propulsée cent ans en arrière. Mis à part la guerre russo-japonaise, je n’ai pas eu autant de découvertes historiques que ce que j’aurai aimé. Néanmoins, s’il ne m’a pas permise de voyager dans le temps, j’ai tout de même eu l’impression de voyager au Japon, et tout particulièrement à Kyoto, où je me promenais avec Martin dans mon esprit.

J’ai beaucoup apprécié Myako, que j’ai trouvé forte et indépendante pour son époque et sa culture, et je me dis qu’elle est représentative d’une féministe de l’époque. J’ai également accroché avec Martin, qui est à la recherche de soi-même dont j’ai aimé suivre l’évolution au fil des pages. Il va être propulsé dans une intrigue familiale, dans une romance à sens unique, et va devoir s’en sortir, s’il le peut. Finalement, ces deux personnages vont apprendre la vie, et rencontrer la mort. Les personnages secondaires m’ont également convaincus, et je dois dire que j’ai tout particulièrement apprécié Judith Pearson.

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Mine de rien, j’ai tout de même quelques reproches à faire à cette lecture. Surtout dans la dernière partie de l’histoire, j’ai eu quelques problèmes avec le rythme. C’était trop rapide au niveau des moments clés de l’histoire, mais certaines descriptions me retenaient d’avancer. J’ai également un goût d’inachevé, et je me pose pas mal de questions. Qui est derrière l’agression dans les ruelles de Kyoto ? Qu’à vraiment fait le fils du vendeur de parapluies ? Pourquoi Naoki devient-il si soudainement humain ? Cette question me taraude tout particulièrement. La relation entre Myako et son frère évolue d’un coup, trop rapidement, et je n’ai pas trouvé les raisons de Naoki suffisamment détaillées. Bien sûr, on peut trouver des pistes de réponses (comme la guerre) et faire travailler son imagination. Mais j’aurai aimé que ce soit plus précis.

J’ai donc un avis très mitigé sur ce roman, dont j’attendais plus. Si la découverte d’une époque, d’une culture, d’un pays est bien amenée, et que l’écriture à su me convaincre, j’aurai aimé que le contenu soit plus développé, quitte à être plus long d’une centaine de pages.

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4 réflexions sur “La dame de Kyoto de Eric Le Nabour

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