La maison des ombres – The Awakening

Bonjour à tous !

Je ne suis pas particulièrement friande des films d’horreurs qui mettent en avant les esprits, type Insidious ou The Conjuring. Ils me font monter au plafond, et m’empêchent de dormir pendant une semaine. Pourtant, j’aime bien avoir peur tout de même, quelques jump-scares ne me font pas de mal, et j’aime particulièrement quand un film me fait réfléchir. Et pour cela, La maison des ombres remplit parfaitement son rôle intermédiaire.

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Angleterre, 1921. Trois ans se sont écoulés depuis la fin de la Première Guerre mondiale. L’écrivain et scientifique Florence Cathcart est la meilleure chasseuse de fantômes du pays. Elle est invitée par Mallory, un mutilé de la Grande Guerre, à venir à la campagne dans le pensionnat où ce dernier est enseignant pour enquêter sur une mort mystérieuse attribuée à l’esprit maléfique d’un enfant. À l’aide d’une caméra, de pièges à fil et d’enregistreurs, Florence en vient rapidement à la conclusion qu’il existe une explication logique derrière cette tragédie. Mais ses convictions rationnelles sont mises à rude épreuve lorsqu’une nuit, elle se retrouve confrontée à l’apparition terrifiante d’un spectre.

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Commençons par le commencement. J’ai adoré l’entrée en matière du film. On se retrouve plongé dans une séance de spiritisme du début des années 20, bien sombre et très étrange… qui s’arrête brutalement. On découvre Florence, une jeune femme directe, intelligente, une scientifique qui ne se laisse pas baratiner et compte bien le prouver. J’ai adoré son personnage, une garçonne des années 20 qui ne se laisse rien dire et qui a la tête sur les épaules. Elle a ses propres fantômes, ceux qui l’empêchent d’être vraiment heureuse, mais elle ne laisse rien paraître en public, déterminée à prouver sa valeur aux autres en gardant la tête froide. J’ai vraiment apprécié Rebecca Hall dans ce rôle, sa posture étant parfaite pour interpréter Florence. De manière générale, j’ai été convaincue par le casting, notamment par Imelda Staunton que nous connaissons tous en tant qu’Ombrage dans Harry Potter. Le mystère autour de son personnage s’épaissit au fur et à mesure, tout en laissant des petits indices sur sa position dans la maison. Subtil et vraiment bien amené.

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Dans la même veine que Shutter Island, ce film nous fait énormément réfléchir. On se pose de nombreuses questions, qui s’amoncellent en crescendo, avant que toute l’histoire nous explose à la figure. C’est une intrigue complexe qui est mise en place, ponctuée de jump-scares efficaces mais glauques à souhait, qui m’ont forcé à fermer les yeux plus d’une fois. Les images choquantes me filent la chair de poule et hantent mes nuits, et je peux vous dire qu’il y en a deux ou trois qui font bien leur effet. La partie centrale du film se concentre là-dessus, pour servir les fans d’épouvantes plus que pour servir l’histoire d’ailleurs.

Quand je dis que ce film est dans la même veine que Shutter Island, c’est à cause de la fin, justement. Majestueuse, elle nous fait tourner la tête à se poser de nombreuses questions. Là où Inception à trouvé un début de réponse sur le World Wide Web, The Awakening est en mesure de lancer un débat cinéphile à l’infini. J’adore quand un film me donne une fin qui me force à réfléchir sur ce qui vient de se passer devant mes yeux, et comment on en est arrivé là. J’adore ce genre de fin qui me fait spéculer à l’infini.

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La maison des ombres est donc un thriller d’épouvante qui nous prend aux tripes et qui nous embarque dans une histoire profonde et effrayante à la fois. Les personnages et l’intrigue sont travaillés, et ont presque fait de ce film un coup de cœur.

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10 réflexions sur “La maison des ombres – The Awakening

  1. Il me tente bien, car comme toi j’ai beaucoup de mal avec les films d’horreur d’aujourd’hui (je suis obligée de me cacher les yeux et je rate tout haha), alors que ceux qui jouent sur la tension psychologique me font bien frissonner sans me faire frôler la crise cardiaque. Je le note sur ma liste du coup !

  2. J’adore cette actrice, et puis le film me glace rien que de voir Ombrage ahah. J’adore aussi quand les fins suscitent des débats, du coup tu m’as donné envie de découvrir ce film (même si je risque de ne pas en dormir de la nuit ^^)

  3. Pingback: Bilan #28 : Octobre 2016 | Sorbet-Kiwi

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