Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Bonjour à tous !

A Noël il y a deux ans, ma belle-mère m’a offert ce roman, puisque cela avait été un de ses coups de cœur de l’année. Je l’ai repoussé, encore et encore, sans vraiment savoir pourquoi. Mais j’ai bien fait, parce qu’il n’y aurait pu y avoir de meilleure période pour le lire.

Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l’attention d’un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l’attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, un nouveau drame survient. Une chaîne de soutien, d’affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance. La force des épreuves surmontées, l’espoir d’un nouvel amour, ainsi qu’une bonne dose d’intelligence et d’humour peuvent réussir ce miracle.

Juste avant le bonheur agnes ledig

Dés le départ, la rencontre se fait facilement avec tous les personnages. Dés les premières pages, nous les rencontrons tous, avec un bref aperçu de leurs vies. Julie, à qui je me suis beaucoup attachée, est une jeune femme déjà aigrie, heureuse uniquement quand elle peut passer du temps avec son fils. Surtout pas au travail, étant caissière dans un supermarché victime de harcèlement moral de la part de ses collègues, et de harcèlement sexuel de la part de son patron. Tout sauf une vie en rose. Puis on à Paul, le socle de cette histoire, bien qu’il tend à s’effacer un peu trop vers la fin. Paul qui vient de se faire quitter par sa femme pour le meilleur. Il y a aussi Lulu, petit être plein de joie de vivre, qui aime tellement sa maman.

Je crois que le personnage auquel je me suis le plus attaché pourtant, c’est Jérôme. Fils de Paul, issu d’un premier mariage, sa mère est décédée, tout comme sa femme. Et il émane de lui une telle détresse, une telle douleur, que je n’ai que pu compatir. J’ai eu envie de le voir sourire, de le voir émerger, tomber amoureux, retrouver le bonheur et la joie de vivre. Et au final, c’est ce qu’on veut pour tous les personnages. C’est un roman vraiment mélancolique, qui va même jusqu’au désespoir. Vers le milieu du roman, j’ai eu une grosse boule dans la gorge, sans réussir à pleurer, mais j’étais terriblement triste. Puis, tout se redresse, tous trouvent une branche à laquelle s’accrocher.

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Mais le roman porte très bien son nom. Le Figaro dit que c’est une hymne à l’espoir, mais juste sur la dernière partie d’après moi. Peut-être que je broie trop de noir, je ne dis pas l’inverse, mais c’est plus sa mélancolie et son désespoir qui m’ont touché. Je m’attendais à quelque chose d’heureux, en tous cas un peu plus rapidement. Mais j’ai aimé tous les personnages, avec leurs qualités comme leurs défauts. J’ai aimé l’ambiance, dans laquelle je me suis plongée entièrement, j’ai aimé suivre ces personnages tellement réalistes. La plume de l’auteure aide énormément, elle est délicate, elle trouve toujours les mots justes, elle est même un brin philosophe, et j’ai beaucoup apprécié cela.

Je ne peux que dire que ce roman m’a touché jusqu’au plus profond de mon être, avec sa plume délicate, ses personnages tellement réalistes et touchants, et son âme mélancolique. Tout cela a résonné en moi au point de m’émouvoir aux larmes. A lire absolument, sans s’attendre à une ode à la joie de vivre pour autant.

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Challenge deux Noel en moins

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21 réflexions sur “Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

  1. Bon bon bon… comme tu le sais, on m’a spoilé ce roman, donc il va être difficile pour moi d’être surprise. J’ai malgré tout toujours envie de le lire, et il était dans ma sélection d’été. J’en ferai certainement ma prochaine lecture, je te dirai ce que j’en ai pensé en tout cas. J’espère être touchée autant que toi.

  2. Oh mais c’est que tu sais en donner envie !
    C’est typiquement le genre de livre que je lirais bien mais que l’on voit tellement souvent qu’à force on fait une overdose :p

    • À la limite, il est sortie en poche, il est pas super épais, donc tu ne risques rien du tout en l’achetant. Alors que si tu ne l’achètes pas, tu risques de passer à côté d’un très bon moment 😋

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