La colline aux esclaves de Kathleen Grissom

Bonjour a tous !

Quand ma chère amie La Parisienne m’a offert ce roman quand elle est venue chez moi, je l’ai posé dans ma PAL en me disant qu’il allait devoir attendre. Mais certain romans vous appellent, car au fond de vous-même, vous savez qu’il sera un coup de cœur bouleversant. Je n’ai donc pas résisté, et j’ai succombé au coup de Cœur.

À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions… En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d’une jeune métisse, Belle. Mais c’est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d’autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

La colline aux esclaves Kathleen Grissom

Déjà, c’est un roman initialement publié chez Charleston. Je ne doute pas que certaines de leurs publications ne m’emballeraient pas autant, mais pour l’instant, j’ai aimé tous les romans que j’ai lu de chez eux. A croire que je sais choisir, ou en tous cas, que Mélusine choisit parfaitement pour moi. Bref, pour moi, les éditions Charleston riment avec valeur sûre. La couverture de ce roman est sublime, et le thème traité, la ségrégation raciale et l’esclavagisme me parlent car je sais que je vais être touchée. Voilà, d’emblée, je savais que ce cocktail serait parfait. Ajoutez à cela un pitch différent, une petite fille blanche élevée par les esclaves noires d’une plantation, et qui dit vouloir être noire, je suis séduite.

Le roman s’ouvre en 1810, en prologue, qui marque tout de suite les esprits. Quelle entrée en matière ! Elle donne envie d’en savoir plus, et décrit en même temps le processus d’écriture de l’auteure, puisque c’est cette image qui l’a poussé a rédiger cette histoire. Mais la vie de Lavinia chez Mama Mae commence à 6 ans, et se terminera 15 ans plus tard. J’ai vraiment pris plaisir a découvrir toute cette joyeuse famille, qui connait sa place dans une époque ingrate, et qui en tire le meilleur. La petite irlandaise est parfaitement impliquée, et grandit comme une gouvernante au service de la famille.

Citation La colline aux esclaves

D’entrée de jeu pourtant, le roman est très dur, et je ne pouvais m’empêcher de voir en Marshall, le fils de la famille, Heathcliff, et de voir cette colline aux esclaves comme des Hauts de Hurlevent américain. Alors que Lavinia subit l’injustice d’être une femme orpheline, Marshall va tellement être déformé par la vie d’homme qu’il va se transformer. Et mon âme saigne pour toutes les horreurs que j’ai pu lire dans ce roman, sans jamais pouvoir m’arrêter parce que j’aimais tellement ces gens. J’ai pourtant un petit reproche sur la toute fin, que j’aurai aimé encore plus dramatique, mais c’est mon esprit masochiste qui veut cela.

En tous cas, ce roman est un coup de Cœur absolu que je ne peux tout simplement pas ignorer. Je suis bouleversée, émue, en colère, triste, perdue… Bref, un cocktail d’émotions. Depuis le temps que je n’avais plus repoussé l’heure de dormir jusqu’à la fin de ma lecture ! C’est la preuve ultime que j’ai dévoré ce livre. Merci ma Mélu ❤

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31 réflexions sur “La colline aux esclaves de Kathleen Grissom

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  2. Hihi mais oui mais quelle magnifique lecture ! Je suis tellement heureuse que tu aies aimé, c’était comme tu le sais mon premier roman Charleston, et un coup de coeur bouleversant. En fait, j’étais sûre que tu adorerais, et je suis vraiment contente de voir que je ne me suis pas trompée. ❤

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