Les Intrus de Lauren Oliver

Bonjour à tous !

Pour Noël l’année dernière, j’ai eu ce roman qui me semblait être vraiment intéressant. Je crois que je n’aurai pu demander pire cadeau pour cette période là, très franchement. Ce roman est un puits de négativité, un gouffre sombre dans lequel on se perd…

À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

les intrus oliver

Cette lecture a été assez laborieuse. Je m’attendais à un roman sombre, même plutôt du genre de l’horreur. Mais pas du tout à cette chronique familiale terrible et triste ! Quelle négativité. Je lâchais le roman, et j’étais en colère. Jusqu’à la fin, l’ambiance glauque et méchante, triste, lugubre des Intrus m’a poursuivie. Mes jointures devenaient blanches tant je serrais fort le volant de ma voiture ! C’est dire à quel point j’ai été atteinte…

Et tous les personnages sont fautifs. Les vivants, d’abord. Une famille bien triste, et pourtant bien réaliste, surtout au début. Caroline, la mère, la veuve, est une alcoolique désemparée par la vie, qui n’a jamais su accepter tout ce qui lui était arrivé, qui n’a jamais assumé ses choix. Elle n’est pas en mesure de témoigner de l’amour à ses enfants, trop préoccupée par elle-même, sans pour autant que ce soit égoïste. C’est tout simplement triste. Minna, la grande de 29 ans, qui a refoulé tout souvenir positif de son père, n’en peut plus de l’alcoolisme de sa mère, nymphomane aigri pour son jeune âge, en psychothérapie depuis longtemps, mais sans jamais réussir à régler les dettes de son passé, en veut au monde entier. Et Trenton, le dernier, de 16 ans, qui cherche à se suicider, mais n’en a pas le courage. Et surtout, il entend les fantômes qui se cachent dans les murs, et à l’impression de devenir fou.
Citation Les Intrus

Les fantômes justement, sont terriblement négatifs. Mais eux ont le droit de l’être. Alice est là depuis une bonne quarantaine d’années je dirais. Elle a vu des choses horribles dans cette maison, et se souvient elle-même des malheurs qui s’y sont déroulés. Sandra, qui a vécu dans la maison durant les années 80, est tout son opposé, et les deux se chamaillent tout le temps. Et un troisième fantôme, bien pleurnichard, les rejoint plus tard. Elles cherchent à se souvenir de leurs vies dans cette maison, et ce qui les lient tous, vivants comme morts, est cette tristesse, cette pesanteur constante. En fait, à la fin, le lecteur vit une vraie délivrance de cette atmosphère étouffante.

Je suis bien contente que cette lecture soit terminée. Même si la plume de l’auteure m’a maintenu en haleine, l’atmosphère lourde et triste, de façon constante, m’a tellement pesé que cette lecture était un vrai fardeau. Je m’attendais à un roman digne d’une lecture d’Halloween, et je le referme en ayant envie d’avaler trois comprimés de Prozac ! Je ne le conseille pas vraiment, donc.

Challenge deux Noel en moins

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13 réflexions sur “Les Intrus de Lauren Oliver

  1. Oh c’est trop dommage. Le résumé avait l’air intéressant et intrigant, comme toi je me serais attendue à une ambiance style Insidious… mais si c’est pour sortir de ma lecture énervée ou déprimée, je passe mon tour !

  2. Je suis complètement rassurée en lisant ta chronique ! J’ai tenté de le lire fin de décembre et je n’ai pas adhèré ! J’ai lu 100 pages et j’ai laissé tomber!

  3. Oh c’est vraiment dommage ! Lauren Oliver a été une des premières auteures que j’ai lu en dystopie avec Delirium et j’avais adoré, mais j’ai tellement lu d’avis négatifs sur ce titre que je vais passer mon tour

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