Dark Water – Le film

Bonjour à tous !

Il y a quelques mois, je vous parlais de la nouvelle Dark Water, que j’ai pu lire dans un recueil de nouvelles. J’avais lu que cette histoire était adaptée en film en 2002 par le réalisateur du Cercle. Considéré comme un chef d’oeuvre de l’angoisse au Japon, j’ai eu envie de voir cette adaptation.

Yoshimi Matsubara vient de divorcer. Elle élève seule, dans des conditions difficiles, Ikuko, sa fille âgée de six ans. Pour améliorer leur quotidien, elle décide d’emménager dans un appartement plus grand. Mais une fois sur place, les lieux se révèlent insalubres. Des bruits étranges retentissent à l’étage supérieur. Puis, du plafond, commence à tomber de l’eau, qui, lentement, envahit le domicile. Chaque goutte devient alors une bombe destinée à faire voler en éclats la vie fragile de Yoshimi. Celle-ci ne trouve pas de travail. Son mari souhaite récupérer la garde de l’enfant. Le concierge n’entreprend pas de réparations dans l’immeuble… Peu à peu, l’horreur s’installe. Et à mesure que l’existence de Yoshimi se dégrade, ses pires cauchemars prennent forme.

Dark Water

Cette réalisation a été sélectionné au festival internationale du film fantastique de Gerardmer, c’est pourquoi j’ai eu la chance de pouvoir l’emprunter à la médiathèque. Primé trois fois, notamment pour le Grand Prix du 10e festival, ce qui est très prestigieux, je trouve qu’il mérite toutes ces récompenses. En effet, Dark Water est un film d’épouvante sacrement angoissant. Loin des Jump Scares dont nous avons l’habitude aujourd’hui, il nous emmène en douceur dans l’enfer de cette jeune mère célibataire et de sa fille. Petit à petit, l’enfant de l’horreur japonais que nous connaissons si bien, la petite fille aux cheveux noirs très longs, s’installe dans le quotidien de cette famille et nous attendons le moment de sa prochaine apparition.

Dark Water : photo

C’est ce qui fait le charme de ce film. Il est tout simplement angoissant, et non pas effrayant. A aucun moment on ne sursaute, la musique n’en fait pas des masses, et pourtant, ça nous colle à la peau. Le silence est presque plus terrifiant que la musique, car chaque goutte qui tombe du plafond nous plonge dans un sentiment de profond malaise. Les yeux de l’actrice principal, Hitomi Kuroki, accentue d’ailleurs ce sentiment, car on peut presque y lire une réelle angoisse. On la voit sombrer dans la folie, et ça prend.

La petite Rio Kanno, qui interprète Ikuko, était d’ailleurs assez douée pour une jeune fille de même pas 10 ans, confirmé par sa filmographie. S’il y a un reproche que je peux faire à l’adaptation, c’est d’avoir gâchée un peu la fin à mon sens. Alors que dans la nouvelle, Mitsuko n’est pas un esprit maléfique, mais un de ceux qui peut trouver la paix, ici, c’est l’inverse. Se terminant sur une touche positive, je préfère la version littéraire. Je trouve dommage que systématiquement on modifie la fin d’une oeuvre pour accentuer l’effet de l’esprit méchant, en oubliant qu’il peut tout simplement ne pas être en paix mais entrevoir l’au-delà.

Dark Water : photo

Au final, j’ai beaucoup aimé cette adaptation, relativement fidèle à l’oeuvre de départ si l’on fait abstraction de la fin, un poil trop dramatique pour moi. Loin des jump scares, on nous emmène ici dans un trip angoissant, de plus en plus intense, pour nous lâcher en plein vol. Amateurs de films d’horreurs dramatiques, un classique à visionner d’urgence si ce n’est pas encore fait.

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5 réflexions sur “Dark Water – Le film

  1. Je pensais bien qu’il te plairait 😉 mais je ne considère pas que le fantôme est si méchant que ça, même dans le film : elle cherche juste une maman, et les enfants n’ont pas forcément la même vision des choses. Après ça fait longtemps que j’ai vu le film :/

    • Je comparais surtout la petite fille de la nouvelle à celle du film. Et je la trouve beaucoup plus violente et méchante dans le film. C’est surtout à cause de la fin en fait… Si tu as l’occasion de lire la nouvelle, je pense que tu comprendras ce que je veux dire par là, mais je ne veux pas te le spoiler 🙂

  2. Pingback: Bilan #16 : Octobre 2015 | Sorbet-Kiwi

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