Sans même nous dire au revoir de Kentarô Ueno

Bonjour à tous !

Si vous souhaitez lire un manga touchant, émouvant aux larmes, et que vous êtes sensibles à la thématique du décès, ce manga est conseillé pour vous, comme il l’a été pour moi.

2004, Kentarô Inoue est mangaka. Il habite avec sa femme et sa fille de 10 ans, dans une petite maison qui lui sert aussi d’atelier. C’est une famille heureuse même si sa femme souffre d’une maladie. Elle se soigne et tout a l’air de bien se passer. Jusqu’au jour où, avant d’aller se coucher, Inoue la retrouve allongée face contre sol. « Sans même nous dire au revoir » raconte ce qui se passe après dans la vie de l’auteur jusqu’à aujourd’hui.

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L’auteur propose une ouverture très intéressante à son manga. Il pose la question suivante « S’il y a des personnes qui vous sont chères, que pouvez-vous faire pour elles ? ». Je la trouvais très profonde, et à méditer. Car nous sommes tous forcément confrontés à la mort d’un être chère à un moment ou à un autre de notre vie, de facon plus ou moins proche, et de plus ou moins tôt.

Ce qui m’a touché dans cette histoire, c’est la manière dont l’auteur nous la raconte. Il altère régulièrement le moment de deuil avec des souvenirs heureux de sa femme. L’auteur nous transmet la culpabilité qu’il ressent, de ne pas avoir agit plus, de ne pas avoir pu la sauver, et de devoir confronter sa fille de 10 ans à une situation aussi difficile. Du coup, la petite est très touchante, parce que son père admet l’avoir un peu « oubliée » à cause de toutes les préparations à organiser pour la veillée funèbre. Encore un point qui vient accentuer sa culpabilité. La tristesse est omniprésente dans ce manga, ce qui va de soi. On a conscience que cette histoire n’est pas une fiction, ce qui rend l’histoire de l’enfant et du mari encore plus dure. On en ressort le coeur serré.

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Le dessin est beau et retransmet les sentiments de l’auteur. De temps en temps, des photos sont reproduites, notamment de la maman, comme pour immortaliser son souvenir autrement que dans ce moment de tristesse. Car le dessin est très expressif, je pense notamment a des visages deformés, comme fondues, pour signifier le désespoir notamment. Je trouve que dessiner son deuil est un procéder très intéressant, mais qui devait également être très douloureux.

Un manga très triste, dessiné par un homme durement touché par le décès de sa femme, qui laisse derrière elle une pauvre enfant de 10 ans qui n’a rien vu venir. Une histoire douloureuse, une facon de faire son deuil, ce qui le rend intéressant et d’autant plus touchant.

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Une réflexion sur “Sans même nous dire au revoir de Kentarô Ueno

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