La maison en petits cubes de Kunio Katô et Kenya Hirata

Bonjour à tous !

Comme la semaine dernière, je vous présente un album jeunesse japonais aujourd’hui, toujours publié chez nobi nobi ! J’aime beaucoup ces albums, qui sont classés en coups de cœur à la médiathèque Malraux de Strasbourg. Et c’est bien évidemment justifié.

Dans une ville entièrement immergée, un vieux monsieur résiste encore et toujours à la montée du niveau de la mer. Chaque fois que l’eau atteint son plancher, il est obligé de bâtir une nouvelle maison par-dessus la précédente, si bien qu’au fil du temps son logis a fini par ressembler à une immense pile de petits cubes. Un jour, alors qu’il s’est encore une fois lancé dans la construction d’une nouvelle demeure, ses outils tombent tout au fond de l’eau. Il enfile sa combinaison pour aller les repêcher, et au fur et à mesure qu’il descend à travers ses anciennes maisons, de lointains souvenirs lui reviennent en mémoire…

la maison en petits cubes

Cet album jeunesse est absolument à recommencer. En effet, il est emprunt d’une poésie si douce et jolie qu’on ne peut que l’apprécier en tant que petit ou grand. Le vieil homme dont parle l’histoire est touchant. On voit dérouler sa vie de maison en maison, de cube en cube, et on se rend compte que c’était un père attentionné, un mari aimant et un veuf nostalgique. Il incarne un peu l’homme parfait dont on aime suivre l’histoire. Année après année, il est le seul qui est resté au village pour se remémorer sa vie passée.

Alors qu’il plonge dans l’eau à la recherche de ses outils, qui ne sont pas tombés bien loin, il doit traverser trois anciennes maisons. Dans chacun un souvenir lui revient, et le dessin retranscrit vraiment bien cette nostalgie qu’il ressent. Ce qui est chouette, c’est que ce n’est pas du tout triste, c’est même très heureux. Il ne voit que les beaux moments de sa vie, de sa rencontre avec son épouse tout en bas, à son décès tout en haut. Ce dernier souvenir est surement le plus triste, mais n’est pas interprété comme tel dans l’histoire. En effet, c’est une forme de nostalgie heureuse, les derniers moments que sa femme a pu passer avec la famille, plutôt que le deuil.

C’est une des raisons pour lesquels je conseillerais de lire cet album avec un enfant. C’est une oeuvre très joyeuse, qui fait sourire. Le texte est très poétique, on pourrait presque le chanter. Et le dessin est très réussi, au point que le texte semble presque superflu. On pourrait comprendre toute l’histoire avec une simple introduction puis les images qui suivent. Je vois bien des enfants qui n’ont pas l’âge de lire s’imaginer un univers autour de ces pages.

En somme, c’est un album touchant, doux et joyeux. C’est une de ces histoires on l’on peut parler de nostalgie heureuse, tant le personnage principale, le vieil homme, se réjouit de revoir ses souvenirs remonter à la surface, bien qu’ils appartiennent au passé. Je conseille cet album à tout un chacun, sans exception.

Logomangavendredi

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Une réflexion sur “La maison en petits cubes de Kunio Katô et Kenya Hirata

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