La Cachette du Diable de Carlos Acosta

Bonjour à tous !

Dans le cadre de la masse critique du mois de mai organisé par Babelio, j’ai pu recevoir ce roman cubain très intéressant, mais aussi déstabilisant. Je remercie les éditions Kero pour l’envoi de cette oeuvre.

Le jour où Oscar Kortico se retrouve seul au monde, il se souvient des paroles de son grand-père : « On ne peut pas savoir qui l’on est vraiment avant de connaître son propre passé, son histoire et aussi celle de son pays. » Sur les traces de sa famille, il part à la recherche du minuscule hameau de Pata de Puerco, fondé dans les années 1800 par ses ancêtres.
Qui étaient ces esclaves fugitifs aux haines féroces, aux amours improbables, et que signifie cette amulette étrange, un collier avec un pied de cochon séché, qui a donné son nom au hameau et qui constitue le seul héritage d’Oscar ? Au cours de sa quête, Oscar plongera dans son passé familial et dans celui de son île, son peuple…

La cachette du diable Carlos Acosta

Je précise tout d’abord que j’aime énormément les chroniques familiales sombres de la sorte, comme par exemple Les Hauts de Hurlevent. Ici aussi, nous pouvons suivre toute une famille. Depuis Oscar et son meilleur ami José dans les plantations esclavagistes de Cuba, jusqu’au retour du petit fils d’Oscar, son homonyme, à Pata de Puerco. On part donc des années 1820 pour arriver en 1995. Durant toute son histoire, Carlos Acosta a le temps de nous parler de chacun des personnages, d’entrer dans les détails de leurs personnalités et de leur physique. Mais il a aussi tout le loisir de nous exposer la vie à Cuba, d’un point de vue géographique mais aussi et surtout historique. Lorsqu’on ne connait rien de ce pays, comme moi, cela est très intéressant.  J’ai appris énormément de choses au court de ce récit, et c’est enrichissant.

Les personnages sont très détaillés, comme je le disais. Mais ils semblent tous suivre une destinée. Je me suis attachée à chacun d’entre eux, surtout lorsqu’on arrive au récit de José, sa femme Betina et leurs trois enfants. Ce moment de l’histoire m’a plus particulièrement marqué, dans le hameau de Pata de Puerco, où on les voit grandir, se développer, et vivre. J’ai été très touchée par la psychologie qui se dégage dans cette famille, de l’analyse de la relation familiale en générale, mais aussi la vie du village. Et lorsqu’on commence à se dire que cela devient long et que l’on se demande vers où l’auteur nous emmène, parce que cela m’est arrivé plusieurs fois, je dois l’admettre, il a réussi à me surprendre. De nouvelles révélations pointent le bout de leur nez, et on secoue la tête pour se remettre les idées en place.

citation La cachette du diable

 

L’écriture est travaillée et précise, sans être difficile. Mais il faut s’habituer aux mots espagnols, que l’on ne connait pas forcément. Mais je me suis très vite laissé plonger dans cette ambiance cubaine, et j’ai eu l’impression e voyager là-bas, à découvrir Pata de Puerco, El Cobre et enfin La Havanne. Pourtant, ce n’est pas un de ces romans où l’on se rend compte dés les premières pages, ni vers la moitié qu’on l’adore. On ne s’en rend compte qu’une fois qu’on a pu le reposer, après s’être pris une claque monumentale quant à la fin. J’ai fermé le livre, puis fermé les yeux, en plein milieu de la lecture d’une page, et je me suis dis « Mais comment ?! Non ! ». J’avoue que je ne voulais pas du tout admettre ce que je venais de lire, et l’auteur voulait très probablement que l’on ressente cela.

Carlos Acosta

En tous cas, je suis extrêmement heureuse d’avoir été sélectionnée pour ce roman, parce que c’est une surprise absolument positive, un vrai récit familial qui m’a touché profondément grâce à la psychologie des personnages et l’analyse de leur entourage. Allant de précision en précision, il y a parfois quelques longueurs, mais je me suis tant attachée aux personnages et j’avais tellement l’impression d’être avec eux sur l’île que cela ne me dérangeait pas plus que cela. Une découverte en or donc, même si je ne peux pas dire que c’est un coup de cœur absolu.

BabelioBabelio

 

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7 réflexions sur “La Cachette du Diable de Carlos Acosta

  1. Ce n’est absolument pas un titre sur lequel je me serais arrêtée en librairie, mais tu en parles bien. J’attendrai de voir si d’autres chroniques aussi positives tombent avant de me lancer 🙂

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