Sherlock Holmes & les Vampires de Londres de Sylvain Cordurié et Laci

Bonjour a tous !

Il y a plusieurs mois, je vous parlais de la BD Sherlock Holmes et le Necronomicon, qui est la suite des Vampires de Londres, dont je vais vous parler cette fois-ci. J’avais beaucoup aimé la suite, que j’ai lu en premier, ce qui est un peu moins le cas ici.

Mai 1891. Sherlock Holmes périt dans les chutes de Reichenbach en affrontant son plus grand adversaire, le Professeur Moriarty. C’est du moins ce qu’affirme la presse. Une version hasardeuse, car Holmes est bien vivant et compte tirer profit de sa mort présumée pour parcourir le monde. Mais s’il est aisé de tromper le commun des mortels, d’autres ne se laissent pas si facilement convaincre. Holmes voit ses projets contrariés quand des vampires londoniens retrouvent sa trace à Paris…

sherlock holmes et les vampires de londres int

C’est cette première BD qui permet a l’auteur d’introduire tout le nouvel univers dessiné holmsien. D’un point de vue scénaristique, c’est surtout le cheminement qui m’a dérangé. Dés la première page, on connait l’existence des vampires, et Holmes accepte cette fatalité en une seule page. Je trouvais cela beaucoup trop rapide. Je crois que j’aurais préféré voir le détective sceptique partir a la recherche de réponses, plutôt que de le voir confronté a une réalité qu’il ne peut pas nier. J’ai donc débuté la lecture sur le ton de la déception. Mais cela c’est arrangé par la suite, puisque Sherlock va devoir se sortir du pétrin.

J’ai apprécié que ce soit le détective lui-même qui prenne la plume. Il relate son aventure d’un point de vu subjectif et en faisant une auto-analyse, ce qui est intéressant. Mais il me manquait malgré tout cette touche de Conan Doyle, celle ou tout se résout dans la dernière page et le puzzle se complète. Il manque également cette touche de cynisme, lorsqu’il se moque gentiment de Watson. L’histoire était fantastique, avec de l’action, de l’aventure et de l’étrange, mais sans humour, et c’est ce que j’aime dans la série originale.

Au niveau du dessin, je le trouvais vraiment très beau, très peinture. Voir le Whitechapel de l’époque dessiné, les robes des femmes nobles et des prostitués, tout l’univers londonien de la fin du XIXe m’a convaincu. J’ai également beaucoup apprécié les jeux de couleurs. Par contre, je trouvais le chef du clan des vampires un peu… exagéré. J’aurai préféré un peu plus de subtilité je crois bien.

Enfin, je dois dire que j’ai beaucoup aimé la référence a Van Helsing, lorsque Sherlock Holmes fait ses recherches sur le sujet. Mais encore une fois, trop d’action et pas assez de réflexion. Lorsqu’on a lu les deux prochains tomes, on remarque l’évolution de l’ensemble et on sent que ce premier essai était bon, mais que cela va aller crescendo vers un univers plus abouti.

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3 réflexions sur “Sherlock Holmes & les Vampires de Londres de Sylvain Cordurié et Laci

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