Le complexe du castor

Bonjour à tous !

Il y a quelques temps, je me suis mise a acheter quelques Blu-Ray de la filmographie de Jennifer Lawrence, parce que j’avais envie de la découvrir autrement qu’en Katniss. J’ai choisi ce film, de Jodie Foster, en premier. Et j’ai découvert un film étrange, qui m’a beaucoup fait réfléchir.

La vie de Walter n’est plus ce qu’elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s’éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s’accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu’il n’ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Rapidement il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu’il ne peut plus vivre sans son castor. Parviendra-t-il à se débarrasser de lui ?

le complexe du castor

Alors que j’ai acheté ce film pour Jennifer Lawrence, elle n’incarne qu’un personnage secondaire. Son rôle de fille modèle et populaire de l’école, qui est humanisé grâce a sa relation avec Porter (Anton Yelchin), lui va très bien. Norah est une jeune fille mystérieuse, qui cache très bien son jeu, et qui tente de gérer ses problèmes tout en étant aux côtés de Porter. Cette relation presque romantique qu’ils entretiennent est très simple, et je l’ai trouvé très réaliste, bien que leur personnage ne soit pas les plus communs. J’ai bien aimé ce duo, qui sert beaucoup l’histoire.

Mais avant tout, Mel Gibson joue le rôle principal de Walter, avec son castor. J’avoue que lorsque j’ai vu la première scène qui introduit le castor, j’ai écarquillé les yeux, pas trop convaincue de l’élan soudain de Walter pour la peluche. Et l’ensemble du film continue comme cela, il est très déstabilisant.

Pourtant, c’est justement cet aspect déstabilisant qui permet de réfléchir. Walter développe un syndrome de dédoublement de personnalité, et tous son entourage y assiste : sa famille, son entreprise, et l’Amérique étant donné qu’il est PDG d’une grande société de jouets. Les médias s’intéressent donc tout particulièrement a son cas. Et son double, le castor, devient le caractère prédominant des deux, à un point physique. Mais que ferions-nous si cela arrivait à l’un des nôtres ? D’où l’aspect très important des personnages secondaires, car l’entourage subit lui aussi la situation et ne sait pas comment réagir. Chacun a sa façon de travailler ce cas, mais aussi a soutenir, ou non, le malade.

Mon impression générale du film est mitigée. D’un côté, j’ai beaucoup apprécié les acteurs et leur jeu. Mel Gibson joue bien les dépressifs, Jennifer Lawrence les adolescentes fortes de caractère, Jodie Foster joue bien la femme qui en a ras le bol, et le petit Riley Thomas Stewart est juste trop mignon. Mais le film est long par moment, j’en avais un peu marre et l’ambiance sombre, négative et ce foutu castor sont assez fatiguant. Du coup, je ne le conseille pas, mais je ne le déconseille pas non plus.

Publicités

5 réflexions sur “Le complexe du castor

  1. Pingback: Bilan #9 : Mars 2015 | Sorbet-Kiwi

Et si vous nous donniez votre avis ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.