Panier de lecture numérique : refus de l’échec scolaire

Bonjour à tous !

Demain, 24 septembre 2014, trois semaines après la rentrée, a lieue la 7e journée nationale de refus de l’échec scolaire. C’est un thème très important, puisque chaque année 135 000 jeunes quittent en moyenne le système éducatif français sans diplôme, ou seulement avec le brevet des collèges. On appelle cela la sortie précoce. Malgré tout, la France se situe en dessous des exigences européennes. Celles-ci demandent un pourcentage de maximum 10% de sorties précoces, et la France se situe à 9,5%. L’idéal serait bien sur que ce chiffre avoisine les 0%, voici pourquoi cette journée annuelle à lieue. Cette année, elle se focalisera sur les inégalités face à la réussite éducative.

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C’est l’AFEV qui organise cette journée nationale. L’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville existe depuis 1991, et intervient auprès de jeunes dans les quartiers populaires afin de prévenir l’échec scolaire. Le but est de « redonner confiance et offrir une ouverture culturelle à des milliers d’enfants et des jeunes ». Nathalie Ménard, présidente, décrit ainsi l’association : « L’Afev est une association faite d’ambition collective, de réflexions, de débats, d’actions concrètes et de réponses pragmatiques. Je connais bien la structure pour y avoir travaillé pendant de nombreuses années. L’Afev était une indignée avant l’heure et c’est ce qui fait sa densité et sa vigueur. »

Sur le site de la Journée Nationale du Refus de l’Échec Scolaire se trouve un baromètre très intéressant, résultats d’études menées par l’AFEV et différents partenaires. En voici quelques exemples :

  • 68 % des enfants ont parfois des difficultés à comprendre ce qu’on leur demande de faire en cours.
  • 35 % des enfants souffrent de maux de ventre avant d’aller à l’école ou au collège.
  • 81 % des élèves enquêtés à déclarer qu’il est important / très important d’être aidé par quelqu’un pour faire ses devoirs.
  • 52,8 % des élèves enquêtés déclarent avoir été personnellement victimes dans leur école/collège de problèmes (moquerie, violences, vols, rackets) avec les autres élèves.

Finalement, en voyant ces chiffres, on se rend compte que l’échec scolaire se situe sur plusieurs plans. Je ne vais bien sûr pas faire de liste exhaustive, et ceci n’est pas une thèse, mais je voudrais mettre en lumière plusieurs points importants qui, selon moi, pourraient être des solutions à l’échec scolaire. Avant tout, cherchons à savoir ce qu’est l’échec scolaire. En effet, il existe plusieurs points de vues sur le sujet. Le point de vue politique, c’est-à-dire un pourcentage à combattre; le point de vue sociétal, par rapport aux catégories socio-professionnelles; le point de vue économique, en lien avec le PIB logiquement décroissant; et le point de vue humain, qui s’apparente à un échec personnel pour la personne et sa famille.

L’école maternelle Montessori 

Le système scolaire français se trouve de plus en plus souvent confronté à ces problèmes de décrochage de l’école, et à la réalité des inégalités scolaires. De nombreuses associations se mobilisent pour rendre l’éducation profitable à tous. On peut prendre l’exemple de l’association Aide et Action, qui a entendue son projet d’éducation à la France, alors qu’elle visait les pays en voie de développement au départ. Mais cela implique que les problèmes sont internes à l’éducation nationale. L’idée ici n’est pas d’accuser le gouvernement ou autre instance qui gère l’école. L’évolution de la société et des catégories sociales intégrant l’école confronte les enseignants à des enfants/adolescents de plus en plus perdus, et ce n’est pas le point ici, c’est un autre débat. Je me demande d’avantage quels solutions sont mises en places pour affronter le problème.

Il existe l’enseignement alternatif. Bien sûr, celui-ci n’est pas souvent dispensé dans le cadre d’écoles publiques, mais privées. Cela implique que les enfants issus des familles démunies n’y ont toujours pas accès, or ce sont ces enfants qui sont le plus touchés. On peut tout de même prendre les exemple de Freinet, Steiner ou Montessori, très bien décrit dans cet article du blog de Jean Rumain. A l’étranger il existe également ce type d’écoles, telles les Waldorfschulen en Allemagne, qui sont l’équivalent des écoles Steiner françaises.

Je parlais de l’appartenance de ces types d’éducation au système scolaire privé. Les écoles Freinet sont publiques, elles, mais on n’en trouve pas partout. Steiner et Montesssori sont des types d’écoles privées. Pourtant, certains enseignants dans le public appartiennent à ces mouvements éducatifs. Par exemple Céline Alvarez, interviewée par Le monde, étaient l’une d’entre eux, mais a démissionné de l’éducation nationale. Alors qu’elle avait essayé d’introduire un apprentissage alternatif en école maternelle, et y est parvenue avec succès, sa tutelle ne l’a pas soutenue. Cet article est très intéressant pour cette solution alternative gâchée.

Ce sont donc toujours encore les associations qui ont le monopole du combat contre l’échec scolaire. Elles proposent de l’aide à domicile, des coaching scolaires ou tout simplement une écoute des difficultés. Les familles qui ont des enfants souffrant de ce genre de problèmes peuvent donc s’adresser à elles. Sinon, de façon plus thérapeutique, il reste les orthophonistes qui font du très bon travail, et plus tard, lorsque les adolescents sont dans le refus de l’école, les psychologues (mais attention à en choisir un bon).

On peut tout de même, pour finir, se demander quels sont les résultats depuis le début du quinquennat de François Hollande, qui avait annoncé combattre de front ce problème ? Selon Le Figaro (janvier 2014), l’ancien Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, avait réussi le challenge du gouvernement de raccrocher 20.000 jeunes au système éducatif. L’objectif de 2014 est donc monté à 25.000. Affaire à suivre donc.

Sources autres : 

L’INSEE

Wikipédia

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