The Doll’s House de Tania Carver

Bonjour à tous !

Je vous présente aujourd’hui ma première lecture en V.O. (Version Originale) depuis que je tiens le blog. Et je n’en suis pas déçue. Je remercie tout particulièrement Juliette du blog de Je Lis et Je raconte, qui me l’a envoyé suite à son voyage en Ecosse. Tu avais raison, il est excellent !

De l’extérieur, la maison n’avait rien de spécial. Juste une parmi d’autres dans une résidence de banlieue ordinaire. Mais à l’intérieur, c’était autre chose. Des rubans roses, des murs roses, des peluches d’animaux partout et une table à manger préparée pour le thé… Une maison de poupée. La poupée était assise à la table. Taille humaine, avec des cheveux blonds nattés et des joues rosies, habillée de sa plus belle robe de soirée rose. Sa main tenait une tasse de thé de porcelaine fine chinoise. Une femme adulte. Couverte de sang. Éviscérée. Morte. Durant toutes ses années de travail dans la police, Phil Brennan n’a jamais vu une scène telle que celle-là. En enquêtant, il déterre des révélations toutes plus étranges les unes que les autres et réalise qu’il doit agir vite : le prochain meurtre est déjà planifié et la victime risque de rejoindre la maison de poupée…

J’ai tiré le résumé de la chronique de Juliette.

dolls-house carver

 

Avant tout, je tiens à souligner que l’intrigue est passionnante. On ne perd pas une seule seconde, jetée dans la maison de poupée, face aux faits accomplis. C’est remarquable. Et la disposition des chapitres accentue cela. Les chapitres sont traîtres. On ne peut tout simplement pas se dire « au prochain, je m’arrête ». Ils sont courts et passionnants ! On en veut plus, on veut tout savoir. Tout simplement parce que l’histoire est parfaitement bien introduite. Il est alors difficile d’éteindre la lumière pour aller se coucher. Mais elle est également bien conduite tout du long. Le récit est… particulier, et étonnant ! En somme, j’ai été très surprise par le dénouement, je ne m’attendais pas à cette tournure de l’histoire. On ne nous laisse que très peu d’indices, finalement on ne peut qu’émettre des suppositions. Mais la fin est abordée en toute logique. La plupart des questions posées trouvent leurs réponses en temps et en heure. Il n’y en a qu’une qui m’a travaillé à la fin : que c’était-il passé avant Birmingham pour qu’ils aient à fuir ? C’est légèrement abordé, mais pas suffisamment pour expliquer parfois l’attitude de Marina et Phil.

Justement, les personnages sont tous très importants. Chacun tient un grand rôle, même si parfois on met du temps à s’en rendre compte. Je trouvais l’introduction un peu longue, le temps que chacun d’entre soi mis à sa place.  Je me suis tout particulièrement attachée à Marina, la femme de Phil. Sa souffrance mentale et son attitude sont très bien développées, et j’ai ressentie énormément de pitié pour elle. Maddy, une jeune étudiante, est elle aussi attachante, mais elle m’énervait de part sa naïveté. Sans pour autant être fautive de quoi que ce soit.

 

S’il y a une chose qui commencer à me lasser, mais de manière générale dans les thrillers,ce sont ces policiers qui ont un passé personnel a cacher, parce que celui ci a empiéter sur le boulot. C’est quasi systématiquement le cas. Et même si les histoires sont a chaque fois différentes, j’aimerai lire autre chose. Quand aura-t-on droit a un policier au clair avec lui même ? Tout le monde a un passé, oui, bien sur. Mais pourquoi toujours un passé qui lui vaut une réputation ambiguë ? Comme si tous les collègues des protagonistes étaient des espèces d’idiots qui ne savent rien faire d’autre que de colporter des ragots, sauf nos chères héros bien sûr. Eux se situent au dessus de ça, et tentent d’en faire abstraction. Ce schéma de l’hôtel de police est trop répétitif à mon goût d’un thriller à l’autre. Mais ce qu’il faut laissé à ce livre, c’est qu’il est surprenant de part son intrigue. Vraiment surprenant. Je sais, je me répète, mais ne passez pas à côté.

Enfin, pour la lecture en anglais, il est important de connaitre le langage argotique britannique. « Twat », « prick », « fuck-with » etc. sont des insultes que l’on retrouve régulièrement. La rédaction du texte en elle même est très commune dans le langage. Pas que cela soit dérangeant, absolument pas, mais en lisant on entend bien l’accent anglais. Mais pas le posh-english, ce Oxford-english de riches, vraiment l’anglais de rue qu’on entend dans les pubs. C’est du style courant a argotique, une certaine aisance en anglais est donc nécessaire à la compréhension de l’histoire et des rapports entre les personnages.

Sans être un coup de cœur, The Doll’s House vaut le détour. C’est un bon thriller, très bien mené, envoûtant et énigmatique, mais aussi suffisamment dégoûtant, avec assez de retrait pour ne pas être vomitif.

Logoenglish

Lecture en anglais

challe18

Lu dans le cadre du challenge « A…Z »

challenge union europeenne UE

Et du challenge Union-Européenne.

10 réflexions sur “The Doll’s House de Tania Carver

  1. Pingback: Challenge : L’Union Européenne en 28 livres | Sorbet-Kiwi

  2. Je veeeeuuuuux ! C’est tout à fait mon type de bouquin 😛 Il est paru en français ? (oui j’ai la flemme de lire en anglais, que celui qui ne l’a jamais eu me jette la première pierre)
    Pour ce qui est des policiers qui traînent un lourd passé, je ne peux être que d’accord avec toi. Peut-être que Haran Coben et son héros Myron Bolitar sont un peu mieux, mais c’est pas un flic.

  3. Pingback: Challenge "A…Z" 2014 | Sorbet-Kiwi

  4. En fait Tania Carver est un couple de deux auteurs (ensemble dans la vie) et ils ont écrit plusieurs livres avec Marina et Phil. D’où l’incompréhension sur leur histoire personnelle… je vais acheter les autres 😉

    • Je savais que c’était écrit à 4 mains, mais je trouvais pas nécessaire de le préciser, parce que ça se ressent pas 🙂 Mais si c’est expliquer dans d’autres bouquins, je veux bien les lire aussi ! ^^

    • J’ai peur qu’il ne soit pas encore traduit en français, en tous cas il ne l’était pas au moment de ma lecture il me semble :S Mais il y en a d’autres du couple, qui sont très bons aussi apparemment !

  5. Pingback: Choked de Tania Carver | Sorbet-Kiwi

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