Un zoo en hiver de Jiro Taniguchi‏

La deuxième chronique du manga du mercredi est la !

Cette fois-ci, je vous présente la vision de l’auteur sur le travail des jeunes mangakas, dans les années 1960, publié chez Casterman. Depuis le début, c’est le manga que j’ai préféré de l’auteur.

Kyoto, 1966. Le jeune Hamaguchi travaille chez un fabriquant de textile. Mais lassé de ne pouvoir y assouvir sa passion pour le dessin, il démissionne et part à Tokyo. Il y découvre, en même temps qu’un studio de mangas qui lui donne sa chance, la vie nocturne et les milieux artistiques de la capitale. Mais le travail d’assistant Managua est ereintant et Hamaguchi comprend vite qu’on y trouve difficilement le temps et l’énergie pour se consacrer à des oeuvres personnelles. Pour la première fois, Jiro Taniguchi se remémore ses débuts de mangaka et sa jeunesse dans le Tokyo des années 1960. Un magnifique récit d’apprentissage, ou toute la finesse et l’élégance de l’auteur sont réunies pour illustrer les premiers émois de l’âge adulte.

zoo-hiver

Ce manga mérite une suite. J’ai beaucoup aimé le déroulement de l’histoire, qui est très posé et terre à terre. Ce jeune homme début tout en bas de l’échelle et va gravir les échelons de la vie. Ses premiers dessins, premiers amours et premières déceptions, la découverte de Tokyo la nuit, le monde du travail… une journée ne suffit pas pour faire tout ce que l’on aimerait lorsqu’on est passionné.

CitationJiro3

On en apprend plus sur la façon dont se déroule l’écriture ou plutôt l’illustration d’un manga. Rien ne se fait seul. Hamaguchi n’est pas le seul assistant de son chef, il y en a deux autres ainsi que l’éditrice de sa maison d’édition. Au final, les planches passent par 10 mains différentes lorsque le Managua est connu ! Je trouvais cela assez impressionnant et j’en ai beaucoup appris sur le milieu éditorial de cette branche de la littérature.

zoo hiver

L’histoire romantique qui accompagne le récit principal, qui est la rédaction d’un manga, est agréable. En douceur, on comprend que chacun a besoin de quelqu’un ou de quelque chose pour l’inspirer. Ici, c’est une jolie jeune fille.

CitationJiro4

Finalement, en sortant de cette lecture, j’ai envie de connaître la suite. Va-t-il revoir cette jeune fille régulièrement ? Et sa vie de mangaka ? Comment son travail va-t-il évoluer ? Je reste sur ma faim, même si je sais pertinemment que les réponses à ses questions ne sont que superficielles. C’est un peu comme si Taniguchi nous incitait à faire travailler notre imagination, comme ce jeune homme, et inventer la suite de l’histoire. Après tout, nous avons les clés pour y arriver.

Logomangavendredi

Une réflexion sur “Un zoo en hiver de Jiro Taniguchi‏

Et si vous nous donniez votre avis ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.